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120 L'AiNNÉE .POLITIQUE.
M. MiLLERAND. — C'cst VOUS qui auriez dû Tassumer.
{Exclamations au centre.) M. Chenevaz. — Laissez lire Torateur! (Bruit,) M. Plichon. — Il n'y a que ceux qui ne parlent jamais
qui disent cela.
M. LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES. — LaiSSCZ protester l'interrupteur.
M. Chenevaz. — On m'a reproché de lire à la tribune. Je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas la même observation à mon tour, en soulignant la lecture faite par un ministre.
M. GÉRAULT-RiCHARD. — Est-cc que M. Plichon parle quelquefois? [Rires à V extrême gauche,)
M. LE PRÉSIDENT. — Mousieur Gérault-Richard, vous n'avez rien à dire à personne. Je vous rappelle à Tordre.
M. LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES. — Qui doUC
eût assumé une pareille responsabilité ? Qui donc serait venu demander au Parlement les crédits et les ressources nécessaires pour aborder de front une pareille difficulté? Et ne voit-on pas que c'eût été un piège plus dangereux encore de l'aborder de biais ?
Mais si, parmi les critiques si vives qui leur ont été adressées, les gouvernements européens ont gardé leur sang-froid; s'ils se sont appliqués, malgré tant de causes de mésintelligence, à n'exercer d'action, à ne prononcer de paroles définitives que celles qu'ils avaient unanimement concertées et approuvées; s'ils ont su, en un mot, maintenir ce concert si difficile, je le reconnais, mais si ^important, qui donc devrait s'en féliciter aujourd'hui? N'est-ce pas ceux-là mêmes qui, maintenant, recourent à lui, qui se mettent sous son abri, qui espèrent à bon droit obtenir par lui des adoucissements et des modérations dans la conclusion de la paix? [Applaudissements au centre et sur plusieurs bancs adroite et a gauche.)
Telle est l'œuvre qui incombe maintenant au concert européen, tel est le devoir qui s'impose à lui. Au moment où il l'accepte, ne doit-il pas trouver ici et au dehors toutes les approbations et tous les concours?
Déjà les bases de la médiation des puissances sont posées. Nous ne doutons pas qu'en présence de leur