L. FREDEHICQ. — SYSTÈME NEUVEUX
cbiiriique (NaCl en solution concentrée), thermique (-\- 40*» à 45'*) ou électrique (courant constant intense au début, puis plus faible, courants induits trop forts), font passer le nerf par les mêmes stades que la narcose. Il propose de donner le nom de parabiosc à cet état particulier d'excitation locale du nerf, provoqué par ces différei^ts agents. La parabiose se distingue, entre autre, de l'excitation ordinaire des nerfs, en ce que la parabiose ne se propage pas aux parties voisines (de même que la contraction idiomiisculaire du muscle).
L'auteur a constaté, dans les parties du nerf contiguës à celles qui sont atteintes de parabiose, une série de phénomènes intéressants, notamment une augmentation de l'excitabilité.
Les parties parabiotiques sont le siège d'une tension électrique négative, pouvant donner lieu, dans un conducteur métallique, à un courant qui va des endroits intacts aux portions siège de la parabiose. Ce courant parabiotique subit une variation négative par le fait de rexcitation.
La paraôiose établit des liens étroits entre l'excitation, la narcose et l'inhibition.
Le schéma suivant marque les relations que l'auteur admet entre les quatre états du nerf :
1. Repos. 2. Activité. 3. Parabiose \ "n^^bUion *' ^^^^' Excitation.
La mort est probablement toujours précédée de la parabiose. Lauteur cherche à étendre ces notions aux autres éléments du système nerveux. (Voir l'original.)
Action de divers agents chimiques sur la conductibilité et Vexcitabititè nerveuse, — On admet, en général, que les fibres nerveuses sont le siège de phénomènes chimiques fort peu intenses. Les expériences de von Baeyer (19) montrent au contraire que les nerfs ont un pressant besoin d'oxygène. Ils perdent leur excitabilité si on les maintient pendant quelque temps dans une atmosphère d'azote ou •l'hydrogène. Un apport d'oxygène suffit pour restaurer l'excitabilité.
W. Frôlich (20) a décrit des faits analogues. Le nerf narcotisé par l'éther est incapable d assimiler l'oxygène. Un nerf s'asphyxie au bout du même temps par l'azote, qu'il soit ou non narcotisé. L'excitabilité et la conductibilité subissent, au cours de l'asphyxie ou de la narcose, des modifications non parallèles : ainsi l'excitabilité diminue graduellement, tandis que la conductibilité se maintient intacte pendant un certain temps pour disparaître ensuite brusquement.
A. Noll (21) constate également que les différents poisons et le froid n'agissent pas de la même façon sur la conductibilité et l'excitabilité des nerfs moteurs. A un certain stade, on constate qae pour des chocs d'induction faibles, l'excitabilité est diminuée.
la conductibilité augmentée ; que pour des excitations fortes il y a affaiblissement, tant de Texcitabilité que de la conductibilité — mais surtout de cette dernière. Plus tard, il y a suppression de la conductibilité et seulement conservation de IVxcitabilité pour des courantis intenses.
M"* S. Poliakoff (23) démontre Taction nuisible qu^une circulation artificielle de solution de NaCl (0,7 p. 100), de liquide de Ringer ou de gomme arabique, exerce sur Texcitabilité des nerfs et des muscles. Le sang de Veau, le sérum de chien ou de cheval purs ou dilués, privés ou non de calcium, exercent une lîjLction favorable sur les nerfs et les niuscles. (Pour les détails, voir Toriginal.)
Hans Breyer (24) constate Faction favorable exercée sur le nerf scialique de la grenouille par le contact de solutions diluées de différents alcools.
I^s sels de potassium, surtout s'ils agissent en solutions peu concentréeSj ont, d'après Astolfoni (22), une action primitive excitante sur la moelle et les nerfs; puis survient la paralysie. Pour l'écorce cérébrale, Faction est directement paralysante.
Xiit^e de ïinflux nerveux chez les mollusques. — O.-P. Jenkins et A.-J. Carlson (25) ont déterminé, au moyen de la méthode graphique, la vitesse de propagation de l'excitation dans les nerfs moteurs chez six espèces de mollusques de Californie et ont trouvé des vitesses variant entre 44 c. (Ariolimax columbianus) et 435 c. (Loligo pealii) à la seconde.
Excitation par un courant induit développé dans le ne^^f, lui-même. — Giklemeister (26) est parvenu h réaliser l'excitation d'un nerf sciatique de grenouille par un courant induit qui se développe dans le nerf lui-même (disposé en anneau fermé, entourant l'extrémité isolée du noyau de fer doux d'un électro-aimant), au moment de la rupture du courant de l'électro-aimant.
Emploi du téléphone comme indicateur de r excitation.— Wedensky (27) combat les objections formulées par Tchiriew, contre l'emploi du téléphone, comme indicateur acoustique des courants d'action du nerf que l'on excite au moyen de chocs d'induction fréquents et rythmés.
Interférence par excitation bipolaire. — Selon Charpentier (28\ l'excitation bipolaire peut donner lieu à des interférences dans le nerf, mais elles sont moins tranchées que pour les excitations unipolaires, et ne s'observent qu'aux très faibles intensités.
Coaijulation par la chaleur des albumines du nerf. — T.-(i. Brodir et W. D. Halliburton (29) constatent qu'un nerf de lapin dont on élève lentement la température se raccourcit brusquement à + 47°, et une seconde fois à + 50'* c. Chez le nerf de grenouille, on obsene trois raccourcissements successifs à -+-42*', +47" et 4-56". G^s raccourcissements paraissent correspondre à la coagulation des différents albuminoïdes contenus dans l'extrait aqueux du nerf.
Électrotonus. — La dénomination (ï électrotonus sert à désigner en physiologie les changements qui se produisent dans les nerfs pendant le passage du courant constant. On désigne sous ce nom :
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