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L. FREDERICQ. — SYSTÈME NERVEUX

met en jeu la sensibilité dite osseuse. D^autre part, on sait que Texcilation mécanique de ces terminaisons joue un rôle important dans la production des réflexes tendineux (réflexes osseux de Stemberg). En appuyant la région de l'articulation du genou du lapin contre le support métallique d'un grand diapason dont les vibrations étaient entretenues par un électro-aimant, A. E. Stcherbak (95, 96) constate une exagération unilatérale du réflexe rotulien souvent de longue durée. Par la percussion et les mouvements passifs de l'articulation du genoUt on obtient le clontis du genou. Les mêmes phénomènes peuvent être également provoqués par l'excitation de lautre patte (exagération du réflexe croisé).

Après une certaine durée (1 h. par exemple) de l'excitation vibratoire, les phénomènes spasmodiques pourront se reproduire très longtemps après (24 jours après l'expérience, par exemple).

Tout lapin qui a été soumis pendant quelque temps à l'action locale de ces vibrations présente pendant longtemps une excitabilité réflexe exagérée au niveau de Tarticulation correspondante. Son appareil nerveux réflexe a été « chargé ». On provoque sa décharge sous forme de phénomènes spasmodiques ou cloniques, par des mouvements passifs des extrémités postérieures. Mais cette propriété nouvellement acquise par l'animal reste à l'état latent : tant qu'on n'en provoque pas la manifestation, Tanimal parait absolument normal.

.4près la section de la moelle à la région dorsale moyenne, les vibrations agissant sur le genou provoquent une augmentation durable du réflexe rotulien, mais ni clonus ni tremblement spaslique.

En appliquant les vibrations à la colonne vertébrale, on peut provoquer un état spastique de tous les groupes musculaires des extrémités postérieures.

Réflexes périostaux. — W. v. Bechterew (97) décrit deux nouveaux réflexes périostaux qui se montrent dans certaines maladies du système nerveux, accompagnées d'exagération de l'excitabilité réflexe : le réflexe acromial (contraction des m. coracobrachial et biceps, produisant une légère flexion de Tavant-bras, par percussion de Tacromion et de l'apophyse coracoïde) et le réflexe carpométacarpal (flexion des phalanges des quatre derniers doigts, à la suite tle la percussion de la région carpienne ou métacarpienne du dos Je la main).

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