‹ L'année psychologiqueChapitre 48 sur 205 · C. — ENCÉPHALE · texte numérisé non relu

C. — ENCÉPHALE

Fonctions des lobes frontaux. — S. L Franz (98) enferme un chat dans une boîte étroite, d'où il ne peut sortir qu'en ouvrant la porte d'une certaine façon. L'animal apprend très vile le truc qui lui permet de s'échapper. Le souvenir de ces associations sensomotrices acquises persiste pendant six à sept semaines. Après une lésion bilatérale des lobes frontaux, l'animal enfermé cherche encore à s'échapper, mais il n'y réussit pas : il a oublié le procédé

(pli lui réussissait auparavant. Mais il peut apprendre à nouveaa à s'échapper. Dans ce cas, une seconde lésion fait de nouveau disparaître la faculté de s'échapper : mais une nouvelle éducation la fera réapparaître enc(»re une fois. La lésion des lobes fh)nlaia semble exercer chez le chat une inlluence fâcheuse sur la nutrition.

Anémie cérébrale. — W. J. (iies (00) provoque l'anémie cérébrale par une circulation artificielle de solutions salines (liquide de Ringer, de Schiicking, etc.), poussée dans les vaisseaux céphaliques, et observe la disparition rapide des différentes fonctions nerveuse», ('.liez les animaux i\ sang froid, elles disparaissent dans l'ordre suivant : 1« respiration: 2" réflexe cutané; 3° réflexe palpébral; 4° réflexe nasal; W"* pulsation cardiaque. Chez les animaux à sang l chaud, l'ordre de suppression est le suivant : 1» réflexe palpébral; J •i*» respiration ; 3° réflexe nasal ; 4° [mlsation cardiaque. \

Centres pour les mouvements des yeux. — W. Sterling (100) constate j que l'excitation d'une partie de la région corticale motrice de la \ nurpie (au-devant du sillon crucial, immédiatement à côté du sillon ! sagittal chez le chien i donne lieu à des mouvements conjugués des | deux yeux. j

Si l'on opère sur de très jeunes animaux, l'excitation de la région ! motrice nucale proviMjue des mouvements des muscles de la nuque '. plusieurs jours avant que la même excitation agisse sur les yeux : ': l'auteur considère comme assez probable qu'il s'agit simplement ;. de mouvements oculaires secondaires, associés aux mouvements de • la tét(i. Les mouvements unilatéraux d(î Tceil qui se montrent par excitation iU\ la région corticale faciale sont probablement des niouvements primaires.

CexiK que l'on provo<iue par éleetrisntion tb; la région optique ou acoustique doivent être considérés comme des espèces de mouvements réflexes conséeutifs à une excitation de centres sensoriels.

Centrt'S psycho- sensibles. Centre optitiue. — Hitzig (101) donne un liistnri(jue détaillé (^t criti<[ue de la question des localisations cérébrales, depuis ses célèbres recherches publiées en 1870 avec Fritsch, jusqu'à nos jours. 11 ])reiul nettement position contre H. Munk dont il rejette les s])hères coiticales sensible, visuelle et auditive, pour admettre seulement des centres de représiMitation et de conscience. (Tne grande partie de ce long travail est particulièrement dirigée eontre la locîilisalion exclusivement corticale admise par Munk pour les actes visuels, et contre les relations (jui existeraient entre les éléments l'étiniens et l'écorce occipitale.

<c Pour moi, «:onclut l'auteur, la vision comm(;nce par la producli<m de l'image rétinienne, elle se continue par la combinaison de cetli* image opliiiue avec des sensations d'innervation motrices ou autics, de manière à i»rovoquer des rei>résentations d'ordre inférieur localisées dans «les centres infracorticaux. Quant au déveloiq:»emenl le plus élevé «le la vision, dépendant de l'existence de l'écorce cérébrale, il consiste dans raperce[dion de ces représentations d'ordre inférieur, et dans leur association avec des représentations et des .se/jsa lions (représentations sensorielles) d'auti^ origine. >»

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