Discussion de la contiguïté des neurones
Un second point très rapidement entamé dans la conception du neurone est la contiguitt'.
Une série d'auteurs * avec les mêmes méthodes de Golgi et d'Erlich ont observé, au lieu de la contiguïté, de vraies anastomoses, soit entre les prolongements protoplasmatiques, soit entre les prolongements cylindraxiles, soit entre les prolongements protoplasmatiques et cylindraxiles.
En tète, Dogiel ( 1883-1895) décrit des anastomoses entre les prolongements cylindraxiles et les prolongements protoplasmatiques des cellules d'une même colonie (même type) 4ans la rétine. Kallius, Bouin, Renaut croient les anastomoses moins fréquentes que ne le dit Dogiel, mais les admettent en quelques endroits.
Masius (1891-1892) et Sala admettent des anastomoses dans la moelle épinière déjeunes lapins; Ballowitz (1893), dans la peau des poissons; Ogneff (1897), dans lorganç électrique de la torpille; Heymans et Demoor (1894), dans le myocarde, etc.
Nous retrouverons des partisans de la continuité substituée à la coQliguîté dans les auteurs comme Apathy et Bethe dont nous allons résumer les idées dans le paragraphe suivant.
Je constate seulement pour le moment la destruction, au moins partielle, de ce second élément de la conception du neurone : la contiguïté des extrémités des prolongements, d'un neurone à l'autre.
3. Continuité des éléments nerveux. Les réseaux. Rôle accessoire des cellules,
Âpathy ' (1897) étudie de très près, avec de nouvelles méthodes de coloration, chez les hirudinées et les lombrics, les fibrilles du cylindraxe des fibrilles nerveuses : neurofibrilles.
1. LuGARo et QuERTORonl également combattu, chacun de son côté, celle forme nouvelle des mouvements amiboïdes des prolongements nerveux. Voir aussi : Richard Wbil et Robert Frank {Revue neurologique^ 1902, p. 329). Mariresco, loco cit., et le Rapport de Raymopso sur ce dernier travail (Hevue neurologique, 1903, p. 1004).