‹ L'année psychologiqueChapitre 63 sur 205 · Vah Geuuchtkn, Traité cité, p · texte numérisé non relu

Vah Geuuchtkn, Traité cité, p

3. Professeur de zoologie et d'anatomie comparée à la Faculté des ^iencesde Rlausenburg (Kolozvar) en Hongrie. Travaux faits à la station zoologique de Naples.

272 nEVUES GÉNÉRALES

Ces neurofibrilles se comportent de deux manières vis-à-vis des cellules ganglionnaires (cellules qui produisent le tonus nerveux, tandis que les cellules neigeuses produisent la substance conductrice, les neurofibrilles) :

1* Certaines pf'Miètrenl dans les cellules ganglionnaires, là se résolvent en fibrilles élémentaires^ s'anastomosent entre elles cl forment un réseau nerveux intracellulaire. Puis ces fibrilles se réunissent de nouveau en une fibrille primitive (cellules motrices);

2^ D'autres, en entrant dans le ganglion, ne pénètrent pas dans la cellule ganglionnaire, se résolvent directement en fibrilles élémentaires et forment un réseau nerveux extracellulaire (ancien réseau de Gerlach). Puis ces fibrilles élémentaires se réunissent de nouveau en fibrilles primitives, puis en fibrilles plus grosses qui pénètrent dains la cellule ganglionnaire comme celles du premier type.

Les fibrilles motrices ne commencent pas dans la cellule ganglionnaire; elles ne sont que la continuation des fibrilles sensitives après interposition du réseau nerveux; les cellules ganglionnaires étant intercalées sur le trajet des fibrilles conductrices comme les piles dans un réseau de fils télégraphiques. — Pour mieux dire, les fibrilles ne se terminent et ne commencent, nulle part, pas plus les sensitives que les motrices, pas plus à la périphérie qu'au centre : elles forment un grand système de voies conductrices continues,

« Chez Tadulte, dit Apathy, les voies neigeuses ne se terminent nulle part; les fibrilles primitives et les fibrilles élémentaires se continuent les unes avec les autres, aussi bien à la périphérie que dans les centres, par l'intermédiaire d'un réseau nerveux, absolument comme les voies sanguines artérielles se continuent avec les voies veineuses par l'intermédiaire d'un réseau capillaire. »

Durante * fait remarquer combien cette conception des anastomoses ultraterminales d'Apathy facilite la compréhension de la sensibilité récurrente d'Arloing et Tripier *.

Bethe^ (1895-1898) admet, comme Apathy, une chaîne continue entre toutes les fibrilles avec des réseaux interposés. Seulement il fait jouer un rôle beaucoup plus important au réseau extracellulaire [neuropile], La plupart des librilles vont d'un neurone à l'autre, de sensitives deviennent motrices, sans passer par des cellules. « Par là tombe, dit Betho, le concept du neurone comme une unité nerveuse, existant pour son compte, indépendamment des autres éléments nerveux. »

Ce rôle prépondérant du neuropile (réseau extracellulaire) se marquerait surtout chez les animaux supérieurs; deviendrait de plus en plus important au fur et à mesure qu'on s'élève dans l'échelle des êtres : les réseaux s'émancipent de plus en plus des cellules.

\. Durante, toco cit., p. 1093.

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