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ANALYSES. — MAGIE, SORCELLERIE POPULAIRES

logue, sinon par laur existence môme. On y trouvera peu de choses à glaner. Signalons seulement la ligne 17 de la première prière qui met en relation Toracle du Dieu avec le jour de sa fête, et la ligne 30 de la prière 12, qui célèbre Marduk, le dieu solaire, comme dieu du blé. — Le livre très consciencieux de M. King est suivi de copieux index, trop copieux môme ; peut-ôtre un vocabulaire complet était-il inutile.

M.-A.MUMZ AND W.-J. MCGEE. — Primitive Trephining in Paru

[Trépanation primitive au Pérou). Etlm. Ann. Report, XVI, p. 6-73.

La trépanation, opération très répandue sur toute la surface du globe, pratiquée d'abord par les sorciers dans des buts thaumaturgiques, dans les cas de maux de tête, de fièvre (p. 17), a été aussi employée par les anciens Péruviens. La trépanation après la mort (p. 23) avait été un moyen d'obtenir Fàme et la force de l'ennemi, par l'intermédiaire d'une rondelle de son crûne, tout comme le scalpe. Le besoin de ces amulettes conduisit à trépaner le vivant. De là à l'emploi, d'abord empirique, puis scientifique, de la trépanation par un médecin, il n'y avait qu'un pas. Les procédés et les instruments des anciens Péruviens étaient assez perfectionnés. Pour ce qui est de l'interprétation des faits, les auteurs proposent deux explications. La plus satisfaisante nous paraît être celle qui attribue la trépanation au besoin d'extirper le pouvoir malfaisant qui cause le mal de tête.

Abraham DANOX. — Les superstitions des Juifs ottomans. Mélusinc, VIÏÏ, p. 265-280.

L'auteur ne se contente pas de décrire ces superstitions ; il en chercbe les origines. Quelques-unes viennent des écritures. Certains breuvages (II, B. 3 et 4) font songer aux eaux amères que le mari, selon les Nombres (V), administrait à son épouse soupçonnée d'infidélité. La mère qui, pour ne pas perdre ses enfants, met au moment d'accoucher une pomme à son chevet, obéit inconsciemment à l'idée d'un Midrasch d'après lequel les femmes israélites, en Egypte, allaient accoucher sous des pommiers, pour soustraire leurs enfants aux persécutions de l'infanticide Pharaon. — Plus tard, survint le Christianisme dont l'influence s'exer<;a à rebours : ce qui était saint pour le chrétien (le dimanche, la madone) revêtit un caractère néfaste. L'Islam eut aussi sa part d'action. Signalons certains proverbes intéressants (p. 269) et un rite remarquable d'adoption symbolique (p. 273). H. H.

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DOELER (AbLF.-F.). — Die Thierwelt in der sympathetischjBn Tiroler Volksmedizin {Le tnotide des animaux dans la médecine populaire sympathique au Tyrol), Zlsch. <J. Ver. f. Volksk, 1898, p. 38-48, 168-180.

Faits 1res intéressants. Exemples : la dent du loup fait courir vite le cheval ; un anneau de bois de chamois garantit contre le vertige ; le cœur de la chauve-souris empêche le sommeil ; la peau d'un lièvre blanc sert contre la rougeole. A voir également des superstitions récentes concernant le gros bétail.

litLiSE (K.-Ed.). — Volksmadizin in der Grafsohaft Ruppin und Umgegend {Médecine populaire dans le comté de Ruppin et aux environs), Ibid., t. VU, p. 412, VIII, p. B16 et suiv., p. 197 et suiv.

Remarquable richesse d'incantations.

H. OSTHOFF. — AUerhand Zauber etymologisch behandelt

[Charmes de toutes sortes traités élymoloyiquement), Beitg. z. Kunde d. ïndogennauischen Çprachcn, XXJV, 1 et 2.

T.-V. HOLMES. — On the évidence for the effîcacy of the diviner and hisrod inthesearch of the water. Jl. Anthrop. Inst. 1898.

Etude psychologique sur le phénomène de la divination par les chercheurs d'eau {\\x\ trouvent les sources avec leur baguette. Ces découvertes seraient dues à une sorle de connaissance pratique de la géologie et les mouvemenls de la baguette seraient d'origine nerveuse et interne.

J. TUGHMANN. — La Fascination. Mélusine, 1897-1898.

Continue son énorme <3nquôte sur la fascination et les moyens de la prévenir.

IV. — CROYANGIiS ET RITES RELATIFS AUX MORTS Par MM. HUBERT et MALSS

ERWIX ROHDE. — Psyché. Seelencult und Unsterblich' keitsglaube der Griechen (Le culte des âmes et la croyance â llmmortaliti' chez les Grecs)^ i^ éd. — Freiburg-i.-B.,Mohr, 181)8, -2 vol., 3-21) et 436 p., iQ-8. M. 20.

Bien que le livre de M. Rohde soit une deuxième édilion^ nous croyons devoir lui consacrer une assez longue étude. 11

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