‹ L'annonce et la réclame - les cris de ParisChapitre 5 sur 21 · RÉCLAME · texte numérisé non relu

RÉCLAME

En combinant les articles de trois comptes qui ont été publiés par M. Douët-d’Arcq ', on peut se faire une idée assez exacte de ce qu’était l’enterrement d’un particulier à la fin du quatorzième siècle.

Aussitôt que le jour des obsèques avait été fixé, un ou plusieurs Grieurs, suivant la qualité du défunt, allaient « crier le corps par la ville » .

Une femme était chargée de l’ensevelissement, qui exigeait en général trois aunes et demie de toile.

S’il s’agissait d’un personnage important, les Herbiers et les Apothicaires procédaient à l’embaumement. Le défunt était ensuite revêtu de son costume officiel, placé sur une toile cirée dans le cercueil, et ainsi exposé. Autour

1 Dans les Mémoires de la Société de l’histoire de Paris , t. IV, p. 125.

du poêle figuraient de nombreux écussons portant les armoiries du défunt, et aux quatre coins de l’estrade élevée par un Charpentier brûlaient des cierges dans de grands chandeliers de métal.

Les cloches de la paroisse à laquelle le défunt appartenait sonnaient la veille, le jour et le lendemain de la cérémonie.

L’entrée de la maison mortuaire et la salle où l’on exposait le corps étaient tendues de serge noire. Il ne semble pas qu’il y ait eu de tentures à l’église.

Le luminaire, compris les gros cierges de l’exposition et les petites chandelles de cire brûlant sur les herses, représentaient une assez forte dépense. La quantité de cire fournie varie, dans nos comptes, de 161 à 338 livres.

Après le service funèbrecélébrédansl’église, le corps était porté à bras d’hommes à l’endroit où il devait reposer. Des Fossoyeurs avaient d’avance creusé la fosse, ou s’il existait une tombe, l’avaient disposée pour recevoir son nouvel hôte.

On se faisait gloire d’avoir à son convoi un grand nombre de pauvres, plus de cent parfois, qui tenaient une torche à la main. Tous recevaient une aumône, et, aussi bien que les

membres de la famille, étaient habillés aux frais de la succession. On donnait aux pauvres des cottes de camelin; à la famille des robes, des manteaux traînant jusqu’à terre et des chaperons embronchés, c’est-à-dire des capuchons dont la coiffe avançait assez pour cacher le visage : le tout était de drap noir.

Après l’enterrement, urt copieux repas était servi. Tous ceux qui avaient suivi le convoi y prenaient place, même les ecclésiastiques officiants.

Les obsèques des souverains ne différaient guère de celles des seigneurs et des bourgeois que par la magnificence qu’on s’efforcait d’y déployer.

Dès que le Roi était mort, on moulait son corps. L’efGgie de cire ainsi obtenue était revêtue des ornements royaux et exposée sur un lit de parade dans une salle magnifiquement décorée.

Celte coutume s’observait encore au milieu du dix-septième siècle, puisque Gui Patin écrivait à son ami Falconet le 21 janvier 1666 : « La Reine mère 1 est morte aujourd’hui à six heures et demie du matin. On

1 Anne d’Autriche.

travaille à l’embaumement de son corps. On voit déjà sa représentation dans le Louvre. Le peuple est friand de telle cérémonie 1 . »

Pendant les huit ou dix jours que l’effigie restait en cet état 2 , le service de la table avait lieu dans la pièce comme si le monarque eût été vivant. Aux heures accoutumées, les repas étaient apportés par les gentilshommes servants, l’aumônier disait le bénédicité, tous les officiers vaquaient à leurs fonctions, on faisait l’essai des viandes, on présentait à laver « à la chaise dudict seigneur comme s’il eust esté vivant et assis dedans ». Assistaient à ces repas, « les mesmes personnaiges qui avoyent accoustumé de parler ou respondre audict seigneur durant sa vie 3 » . Tous les mets présentés étaient ensuite donnés aux pauvres.

Quand le cercueil venait remplacer l’effigie, la salle était tendue de noir et décorée d’ornements funéraires.

Le corps était toujours embaumé, mais on ne sait quels furent d’abord les procédés employés. Dans le compte des dépenses faites

pour les obsèques du petit roi Jean mort en 1316', on voit mentionnés :

2 onces d’ambre,

1/2 once de musc,

A onces d’estorat-calmite 2 et mierre 3 .

De l’encenz et du laudanon 4 , qui peuvent bien avoir eu cette destination.

Nous possédons plus de détails sur la manière dont fut embaumé le roi d’Angleterre Henri V, mort à Yincennes en 1422. «Son corps, dit Juvénal des Ursins 6 , fut mis par pièces et bouilly en une paesle 6 , tellement que la chair se sépara des os. L’eau qui restoit fut jettée en un cimetière, et les os avec la chair furent mis en un coffre de plomb avec plusieurs espèces d’espices, de drogues odoriférantes et choses sentant bon. »

Charles VI fut moins maltraité : « Son corps, vuidé des entrailles et rempli d’épices et d’herbes sentantbon, fut mis en un coffre plombé 7 .»

1 Dans Douet-d’Aucq, Comptes de 1‘ argenterie , p. 18.

2 Estorat-calamite.

3 Myrrhe.

6 Édit. Michaud, t. II, p. 567.

8 Poêle.

7 . Voy. le récit des obsèques de Charles VI, dans le Journal de l'Institut historique, t. IV (1836), p. 262.

On dut procéder autrement vis-à-vis de Charles Vif, car le 17 octobre 1793, quand fut faite à Saint-Denis l’ouverture de son cercueil , on y trouva « du vif-argent qui avait conservé toute sa fluidité 1 » .

Les belles statues qui sont étendues sur le tombeau de Louis XII et d’Anne de Bretagne les représentent tels qu’ils furent ensevelis, ou plutôt reproduisent le moulage destiné à servir d’effigie 2 . Toutes deux portent au ventre la marque des incisions qui avaient été pratiquées pour enlever les entrailles et les remplacer par des aromates.

Au moyen âge, la dépouille des rois et des princes était mise au cercueil cousue dans des peaux de cerf ; les particuliers se contentaient de cuir ordinaire, de toile cirée ou de toile de lin. Les bières en bois portèrent primitivement le nom d’écrins, qui désignait alors plus souvent une boîte quelconque qu’un coffret de luxe. Les Chroniques de Saint-Denis racontent que le corps de Thibaut, roi de Navarre, « fu embasmé et envelopé, et mis en un escrin bien

1 Extraction des corps des rois, reines, etc., dans Berthevin, Recherches sur les derniers jours des rois de France,

2 Voy. J. Doublet, Histoire de l'abbaye de S. Denys en France, p. 1329.

FUNÉRAILLES d’aNNE DE BRETAGNE.

Exposition de son effigie dans une chapelle ardente. D’après les Monumens de Montfaucon.

et gentement 1 ». Ces bières étaient faites par les Menuisiers ; il paraît même qu’ils en louaient pour le transport des pauvres qui, une fois arrivés au cimetière, étaient enterrés sans cercueil : « que nus ne loue ne ne puisse louer coffres à gens mors » , dit l’article 4 des statuts accordés en décembre 1290 2 aux Ruchers, ancêtres de nos Menuisiers. Les Plombiers fabriquaient les cercueils de plomb qui recevaient la dépouille des gens riches.

Pendant longtemps, les grands seigneurs tinrent à honneur de porter le cercueil de leur maître. Quand Philippe III, proclamé roi devant Tunis, revint à Paris, il rapportait les corps de saint Louis, son père ; de son frère Jean, dit Tristan de Nevers ; de sa femme Isabelle d’Aragon ; de son beau-frère Thibaut, roi de Navarre, et de son oncle Alphonse, comte de Toulouse 3 . Lui-même, aidé de ses deux frères survivants et de ses officiers les plus chers, porta jusqu’à l’abbaye de Saint- Denis la dépouille de son père. Le funèbre convoi dut s’arrêter, dit-on, sept fois sur la

1 Édit. Paulin Paris, t. V, p. 21.

2 Dans Deppino, Ordonnances relatives aux métiers , p. 374.

3 Félibien donne une liste différente de celle-ci. Voy. son Histoire de l'abbaye de S. Denys en France, p. 249.

route, et la tradition veut que ce soit là l’origine des petits monuments dits montjoies' qui s’élevaient entre Paris et Saint-Denis.

Denis. Voy. dans Leber, Pièces historiques relatives a this-

Dans la suite, les gentilshommes trouvèrent le fardeau trop lourd, et se firent remplacer par les Hanouards ou Porteurs de sel 1 . Le poêle traînant jusqu’à terre dissimulait d’ailleurs si bien ces hommes qu’on n’apercevait pas même leurs pieds. Aux obsèques de Charles VIII, les gentilshommes de sa chambre voulurent porter le corps du Roi, « mesprisant le travail pour l’affection qu’ils avoient à leur bon maistre ». Le poids devait être d’autant plus considérable que, durant le trajet, l’effigie était placée sur la bière 2 . A l’enterrement de François I", l’effigie fut portée par les gentils-

toire de France, t. VII, p. 163, une Dissertation de Bullet sur notre cri d’armes Montjoye-Saint-Denis.

1 Les vingt-quatre Hanouards , Hanoiers , Hénouarls, Hénoards, Hanouards, etc., étaient des officiers jurés dépendant, comme Jes Crieurs, de la municipalité. Le singulier privilège dont ils jouissaient de porter le corps des rois à leur dernière demeure a soulevé bien des discussions. On a supposé qu’ils avaient été chargés des opérations de l’embaumement, où le sel serait entré en grande quantité. M. Lecaron ( Mémoires de la Société de T histoire de Paris, t. VII, p. 126) croit qu’ils furent choisis pour rendre aux rois les derniers honneurs « parce qu’ils étaient les plus anciens, les plus habiles et les plus forts des Porteurs de Paris », triple assertion qui resterait à prouver.

2 « Incontinent après marchoicnt lesXVI gentilz hommes qui portoient la litière où e3toit le corps et andessus dudit corps l’estature et représentation du Roy faicteau vif. » Ordonnance faicle pour ïenterrement du corps du bon Roy Charles huytiesme, 1498, in-8°.

hommes de la chambre, « ayant sangles attachées au col » . Depuis lors, l’effigie fut toujours séparée du cercueil; celui-ci, déposé dans un chariot attelé de six chevaux, suivait l’effigie, à laquelle étaient rendus tous les honneurs *.

En tête du cortège, marchaient les vingtquatre Grieurs. Au convoi de François I", « es endroits des carrefours, ils s’arrestoyent pour dire : Priez Dieu pour l’ame de trèshault, trèspuissant et trèsmagnanime François, par la grâce de Dieu, Roy de France trèschrestien, premier de ce nom, prince clément, père des arts et sciences. Et pareil cry avovent faict en la salle du Palais et carrefours de ladicte ville le sabmedy matin, jour précédant 2 . »

'• Voy. Jean dit Tillet, Recueil des Roys de France , édit, de 1586, p. 242et s. — Vülson pela Coi.ombièbe, Théâtre d'honneur et de chevalerie , p. 610 et suiv,

2 Lors de la mort de Henri IV, le cri fui :

« Nobles et devotes personnes, priez Dieu pour l’aine de très haut, très puissant et très excellent prince Henry le Grand, par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre,, très chrestien, très auguste, très victorieux, incomparable en magnanimité et clemence, lequel est trespassé en son. palais du Louvre. Priez Dieu pour qu’il reçoive son âme.

« Mardy, à deux heures après midy, le corps de Sa Majesté sera levé pour estre porté en l’église de Paris, auquel lieu ce mesme jour se diront vespres et vigiles des morts, et le lendemain matin les services et prières accoustumées pour à la fin d’icelles estre porté en l’église Saint-Denys,

Martial de Paris a tracé, dans ses Vieilles de la mort du roy Charles VII', un tableau trèscurieux et très-fidèle de l’aspect que présentait le cortège d’un souverain.

Après les Crieurs agitant leurs sonnettes, paraissaient quatre cents pauvres 4 , vêtus de noir et portant des torches :

A deux rancs de costé et d’autres,

Qu’alloient joingnant lesdictes cloches.

Us étaient suivis des religieux mendians, derrière lesquels s’avançaient le Parlement, les prêtres de toutes les églises, l’Université, les couvents, les évêques, etc., etc.

Après «voit une lytière Où le corps du defunct estait,

Avecques le pelomb 1 et bière,

Qu’à force de gens on portait.

Et dessus y avoit ung lict,

Où estoit estanduë sa figure Qu’on avoit fait paindre au vif,

Au plus près de sa pourtraicture.

Une tunicque avoit vestuë De beau veloux pars 2 azurée,

A tout de fleurs de liz bastuë,

Et ung bel orilier doré.

Il estoit babillé en Roy,

Portant le septre et la couronne,

Et quant on le vid au convoy,

Il fit pleurer mainte personne.

On apercevait ensuite, traîné par cinq chevaux, le chariot qui avait transporté le corps du roi de Mehun à Paris :

Puis y avoit cinq grans chevaulx,

Couvers de beau noir velouté,

Tirant le chariot à cerceaulx Où le Roy si fut apporté.

Le cercueil de plomb.

Pers.

Après cela venoient six paiges

Sur six très beaulx chevaulx extresmes,

A couvertes de veloux larges,

Robbes et chapperons de mesmes.

Puis Monseigneur le Cbancelier,

Garny des Maistres des Requestes,

Et d’autres Seigneurs ung millier,

Tous vestuz de noir fort bonnestes.

La cérémonie était toujours terminée par un repas somptueux offert à tous les invités, et auquel prenaient part les personnages du rang le plus élevé :

Alors chascuri si se partit,

Criant et plorant dans l’eglise ;

Puis le peuple se départit Pour aller disner à sa guise.

Si fut en icelle abbaye 1 Le disner ce jour appresté Pour tous ceulx de la compaignie Qui au service avoient esté.

Table generalle et tynnier*

Furent publiquement tenuz,

Sans payer maille ne denier,

Et furent là tous bien venus.

Le disner fait et Grâces dictes,

Ung peu avant que mercier,

Les aucuns par douleurs subites Se prindrent fort à lermoier.

1 De Saint-Denis.

Et lors Monseigneur de Dunoys Commença à dire et parler,

Par ung doulx langaigc courtoys :

II est temps de nous en aller.

Nous tous cy devons recongnoistre Qu’il nous fault tyrer autre voye,

Nous avons perdu nostre maistre,

Et pource chascUn se pourvoye.

Et aussi tost qu’eut dit cela,

Les paiges du feu Roy crièrent A haulte voix, puis çà, puis là,

Et les autres leur saoul pleurèrent.

Il y avait au couvent de Saint-Lazare une salle appelée le Logis du Roi. C’est là que, lors de leur avènement, se rendaient les rois et les ireines pour recevoir le serment de fidélité des Parisiens, et faire ensuite leur entrée solennelle dans la capitale. Là aussi, le convoi funèbre faisait halte en se rendant de Notre- Dame à Saint-Denis, et à partir de ce moment les seigneurs qui composaient le cortège pouvaient monter à cheval « pour le soulagement •de leur personne ».

A Saint-Denis en France *, la cérémonie

* C’était le titre officiel de l’abbaye qui servait de sépulture aux rois de France. Dès la fin du douzième siècle, on nommait France un petit territoire dépendant de l’Ile-de- France. Ce territoire, dont Saint-Denis était la ville prin- -cipale, avait une étendue de huit à neuf lieues du nord au sud, depuis Luzarcbes jusqu’à Charénton, et de six à sept

était vraiment imposante. Après la messe, le corps, enlevé du catafalque, était descendu dans le caveau. Le grand aumônier récitait les dernières prières, bénissait le cercueil et répandait sur lui une pelletée de terre. Tout à coup, au milieu du morne silence qui régnait dans l’église, une voix sortait du caveau ; c’était celle d’un héraut d’armes, qui criait 1 :

Rois d’armes, venez faire vostre office !

« Et incontinent après ceste voix viendrent tous les Rois d’armes et heraults l’un après l’autre en grandes reverences sur la fosse, ostèrent leur chaperon de deuil et devestirent leurs cottes d’armes, qu’ils estendirent sur le cercueil.

« Monsieur le duc de Bouillon, apportez l’enseigne de la garde des Suisses dont vous avez la charge !

« Monsieur de Brezé, apportez l’enseigne des cent archers de la garde dont vous avez la charge !

« Monsieur de Ghavigny, apportez l’ensei-

lieues de l’est à l’ouest, depuis Dammartin jusqu’à Montmorency.

1 Ce cérémonial ne variait point. La citation qui suit est empruntée au récit des obsèques de Henri II, publié par François de Signac, Paris, 1559, in-4°.

gne des cent archers de la garde dont vous

avez la charge !

« Monsieur de la Ferté, apportez l’enseigne des cent archers de l’ancienne garde Françoise dont vous avez la charge !

« Monsieur de Lorges, apportez l’enseigne des cent archers de la garde Escossoise dont vous avez la charge !

« Monsieur le comte de Sancerre, apportez l’enseigne des cent Gentilshommes de la Maison dont vous avez la charge !

« Monsieur de Boissy, apportez l’enseigne des cent Gentilshommes dont vous avez la charge !

« Ce que chacun feit en son endroit et avecques reverences accoustumées.

« Continuant, appela :

« Monsieur l’Escuyer Boulogne, apportez les espérons !

«Monsieur l’Escuyer Saint-Bonnet, apportez les gantelets!

« Monsieur l’Escuyer de Levis, apportez l’escu du Roy !

« Monsieur l’Escuyer Scipion, apportez la cotte d’armes !

« Monsieur de Carvoysin, premier Escuyer, apportez le heaulme timbré à la Royalle 1

« Ce qu’ils feirent tous avecques les rever en ces accoustumées.

«Monsieur de Ghemault, premier valet trenchant, apportez le pannon du Roy !

« Monsieur le grand Escuyer, apportez l’espée Royalle ! Ce qu’il feit, retenant le bout de la ceinture pour la relever en temps et heure.

«Monsieur le duc de ôuise, grand et premier Chambellan, apportez la bannière de France ! Ce qu’il feit, retenant la poignée de la lance pour la relever en temps et heure 1 .

1 Tout ce cérémonial fut suivi de point en point aux obsèques de Louis XVIII (23 septembre 1824). On n’oublia ni la cotte d’armes, ni l’écu, ni le pennon, ni le heaume du Roi. On lit dans le compte rendu de ces funérailles :

« Le roi d’armes a appelé les autres honneurs dans l’or-

Monsieur le comte de Peyrelongue, écuyer ordinaire de S. M., apportez les éperons du Roi.

Monsieur le marquis de Fresne, écuyer ordinaire de S. M., apportez les gantelets du Roi.

Monsieur le chevalier de Rivière, écuyer cavalcadour de S. M., apportez l’écu du Roi.

Monsieur le vicomte de Bongars, écuyer calvalcadour de S. M., apportez la cotte d’armes du Roi.

Monsieur le vicomte de Vernon, faisant les fonctions de premier écuyer, apportez le heaume du Roi.

Monsieur le vicomte de Sainl-Priest, faisant les fonctions de premier écuyer tranchant, apportez le pennon du Roi.

Monsieur le duc de Polignac, faisant les fonctions de grand écuyer de France, apportez l’épée royale.

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