Luc, L
2. Êvang, de la nativité de Marie, dans Tischendorf, p. 406 et fuiv. Au moyeu âge, on remouta plus baul encore. Voir Ifisl. Un. de la Fr., t. XVllI, p. 834 et suiv.
3. Acia Pilaiij a, 2 ; Celse, dans Origène, Contre Celse, 1, 28, 32;T^lm. ÛQiér.Schabbalh, xiv, 4; Àbodazara, ii, 2 ; MidrascU Kok., X, 5; Épiphane^bœr., lxxvui, 7; saint Jean Damascène, De fide orlhod.,lYy 15.
montre clairement qu'au ii* siècle ; dès le r% cepen — dant, les juifs paraissent avoir malignement présentéla naissance de Jésus conmie illégitime. Peut-être ar^ gumentaient-ils pour cela de l'espèce d*ostentatioik avec laquelle, en tête du livre des toledoih de Jésus, on étalait les noms de Thamar^ de Rahab, de Beth* sabé, en omettant ceux de Sara, de Rebecca, de Lia» Les récits de Tenfance, nuls dans Marc, se bornent dans Matthieu à Tépisode des mages, lié & la persécution d'Hérode et au massacre des innocents. Tout ce développement paraît d'origine syrienne ; le rôle odieux qu'y joue Uérode fut sans doute une . invention des parents de Jésus, réfugiés en Batanée. * Ce petit groupe semble, en effet, avoir été une source j de calomnies haineuses contre Hérode. La fable sur l'origine infâme de son père, contredite par Josèphe et Nicolas de Damas S parait être venue de là^ Ilérode était devenu le bouc émissaire de tous les griefs chrétiens. Quant aux dangers dont on suppo* sait que fut entourée l'enfance de Jésus, c'était là une
4 . Jos., AnL, XIV, i, 3 ; fi. J., I, vi, t. Cf. Ecclésiasle, x, 16. Ce livre peul ôtre du temps d^llérode.
2. Jules Africain, dans Eu^., //. E.j I, yi, Î, 3; vu, 41, 12. Cf. Macarius Magnes, ch. xi, p. 77, Paris, 4876 (empraote-i-il à Eusèbe ou à T Africain, ou à une source indépendante de l'AJri cain?), et Justin, Dial., 52.
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initatioD de Tenfance de Moïse, qu'un roi aussi vou- [' bt faire mourir, et qui fut obligé de se sauver h Féiraoger. Il arriva pour Jésus comme pour tous les gnnds hommes. On ne sait rien de leur enfance, par la raison fort simple qu*on ne prévoit jamais la célébrité future d'un enfant; on y supplée par des anecdotes conçues après coup. L'imagination, d'ailleurs, lime à se figurer que les hommes providentiels ont grandi au travers des périls, par l'effet d'une protection particulière du Ciel ^ Un conte populaire relatif i la naissance d'Auguste * et divers traits de cruauté d'Hérode ' purent donner origine à la légende du massacre des enfants de Bethléhem.
Marc, dans sa rédaction singulièrement naïve, a des bizarreries, des rudesses, des passages qui s'expliquent mal et prêtent à l'objection. Matthieu procède par retouches et atténuations de détail. Comparez, par exemple, Marc, m, 31-35, h Matthieu, xn, 46-50. Le second rédacteur efface l'idée que les parents de Jésus le crurent fou et voulurent le lier. L*étonnante naïveté de Marc, vi, 5 : « Il ne put faire là (à Nazareth) aucun miracle, etc., » est adoucie
4. Voir la Vie de Zorooiire, traduite par Anquetil-Duperron ; se rappeler Cyrus, Romulus, etc.
3. Suétone, Aug,, 94, d'après Julius Marathus. 3. Vie de Jésus, p. S5S, note i. .
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dans Matthieu, xiii,58: « Il ne fit pas là beaucoup d^ miracles ^ » L*étrange paradoxe de Marc* : « Amen^ je vous le dis, il n*est personne qui, ayant abandona maison, frères, sœurs, mère, père, enfants, champs à cause de moi et à cause de l'Evangile, ne doiv recevoir au centuple, dès maintenant, maisons , frères, sœurs, mères, enfants, champs, dans le temps présent avec des persécutions de la part des» hommes, et dans le monde à venir la vie éter— nelle», devient dans Matthieu': « Quiconque abandonne maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants, champs, à cause de mon nom, le recevra multiplié bien des fois et héritera de la vie éterncllo. » [.c motif assigné & la visite des femmes au tombeau S impliquant nettement qu'elles ne s\attondaient pas à la résurrection, est remplacé dans Matthieu' par une expression insignifiante.
1. (Aimi>;irez or.corc Marc, xiu, 42, à Matth., xvi, 4 (cf. xii, 40 ; Miiro, IX, <M3, à MaUh., xvu, 4I-4Î; Marc, xiii, 32, à Matlh., XXIV, 36 (omission do cù^î 6 uU';, remis plus tard}; Marc, xiv, 1 1, à Mailh., xxvi, 15 (promesse devenant une réalité) ; Marc, XIV, 41, à Matlh., xxvi, 41 (suppression de Tobscur «irt^u); Marc, w, 34, à MiiUli., xxvii, 46 ^correction destinée à mieux expliquer lo mulenlondu; ; Marc, xiii, U, à Malth., xxiv, 45; Marc, xiv, 49, à Malth., XXVI, 56.
i. Marc, x, 29-30.