Jos., Vila
[àafô] LES ÉVANGILES. 30:^
96 contre tout ce qui tenait au monde juif et à sa famille, permet à peine de supposer qu'il ait laissé
sans le frapper un homme qui avait parlé de Titus sur le ton du panégyrique (crime, à ses yeux, le plus irrémissible de tous*), et ne Pavait loué lui-même qu*en passant l. La faveur de Domitia, qu'il détestait et qu'il avait résolu de faire mourir', était d'ailleurs un grief suffisant. Josèphe, en 96, n'avait que cinquante-neuf ans. S'il avait vécu sous le règne tolérant de Nerva, il eût continué ses écrits et probablement expliqué quelques-uns des sous- entendus que la crainte du tyran lui avait imposés •
Aurions- nous un monument de ces sombres mois de terreur, où tous les adorateurs du vrai Dieu ne songèrent qu'au martyre, dans ce discours « Sur l'empire de la raison » qui porte dans les manuscrits le nom de Josèphe * ? Les pensées du moins sont bien
(. Dion Gassius, LXVII, 3.