‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 261 sur 353 · Tac, HisLj V, 5. Cf. PluUrque, Quœtt. €onv., IV, S et · texte numérisé non relu

Tac, HisLj V, 5. Cf. PluUrque, Quœtt. €onv., IV, S et

302 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An JM} ^

vainement d'améliorer cette race détestable*...» Vne accusation surtout, celle de haïr tout ce qui n'étaitpas eux S était meurti^Ière; car elle reposait sur des motifs spécieux et de nature à égarer l'opinion. Plus dangereuse encore était l'idée d'après laquelle le prosélyte qui s'attachait au mosaïsme receva.i^ pour première leçon de mépriser les dieux, de dé^^ pouiller tout sentiment patriotique, d'oublier ser^ parents, ses enfants, ses frères \ Leur bienfaisance disait-on, n'est qu'égoïsme ; leur moralité n'est qu'ap* parente; entre eux tout est permis *.

Trajan, Adrien, Antonin, Marc-Aurèle se tiennent ainsi, à l'égard du judaïsme et du christianisme, dans une sorte d'éloignement hautain. Ils ne les connaissent pas, ne se soucient pas de les étudier. Tacite, qui écrit pour le grand monde, parle des juifs comme d'une curiosité exotique, totalement ignorée de ceux à qui il s'adresse, et ses erreurs nous surprennent. La confiance exclusive de ces nobles esprits dans la discipline romaine les rendait insouciants d'une doctrine qui se présentait à eux

i . Tac, HisL, V, 8.

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