Taim. de Jér., Taaniih, iv
28 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 74]
routes importantes qui joignaient Jérusalem au Nord et à la mer. Une acropole dominait le village, bâti près d'une belle source, et formait une sorte de fortification naturelle ; un plateau inférieur servait d'assise à la ville basse. Après la catastrophe de l'an 70, une masse considérable de fugitifs s'y donna rendez-vous. Il s'établit des synagogues, un sanhédrin, des écoles*. Béther devint bien vite une ville sainte, une sorte d'équivalent de Sion. La colline escarpée se couvrit de maisons, qui, s'épaulant à d anciens travaux dans le roc et à la disposition naturelle de la colline*, formèrent une espèce de citadelle que l'on t^ompléta avec des assises de gros blocs. La situation écartée de Béther permet d'admettre que les Romains ne se soient pas préoccupés de ces travaux; peut-être d'ailleurs une partie était-elle antérieure au siège de Titus*. Appuyée par les grandes communautés juives de Lydda, de labné, Béther devint ainsi une assez grande ville *
1. Talm. de Jér., Taanilh, iv, 8; Talm. de Bab., Sanhédrin, Mb; Jellinek, Relh ham-midrasch, IV, p. 446.