Cf. RobiDSon, III, p. 266) Guérin, II, p
3. Les grands travaux d*excavalion et de terrassement ne se Grent qu'au moment du soulèvement, en 432. Dion Cassius, LXIX, M.
4. Talm. de Jér., Taanithjis^ 8; Midrasch £Aa^ ii, % (éocrnies exagérations). Cf. saint Jérôme, sur Zacharie, viii, 49.
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et comme le camp retranché du fanatisme en Judée. Nous verrons le judaïsme y livrer à la puissance romaine un dernier et impuissant combat.
A Béther semble avoir été composé un livre singulier, parfait miroir de la conscience d'Israël à cette époque, oii se retrouvent le puissant ressouvenir des défaites passées et le pressentiment fougueux des révoltes futures, je veux parler du livre de Judith *• L'ardent patriote qui a composé cette agada en hébreu* a calqué, selon Tusage des agadas juives, une histoire bien connue, celle de Débora,
4. Josèphe ne connaît pas encore le livre do Judith, Or, si ce livre avctii été publié avant 70, il serait inconcevable que Josèphe oe Feût pas connu, et plus inconcevable encore que, l'ayant connu, il n'en eût pas fait usage, ce livre rentrant parfaitement dans son objet fondamental, qui est de relever Théroïsme de ses compatriotes et de montrer qu'à cet égard ils ne le cédèrent en rien aux Grecs et aux Romains. D'autre part, vers l'an 95, Clément Romain {Ad Cor. 1, 55 et 59, ôdit. de Philothée Bryenne] cite le livre de Judith. Ce livre a donc été composé vers Tan 80. La constitution juive qui résulte du récit est bien celle qui devait pUire aux survivants de la révolution de 66. Israël, selon l'auteur, u'a d^autre gouvernement que la ^ip&uota centrale et le grand prêtre [iv, 6, 8).
t. Le texte grec porte des traces évidentes d'une traduction de l'bébreu, par exemple ui, 9, et dans les noms propres de lieu. Le texte chaldéen dont parle saint Jérôme [Prœf,], s'il a oxislé, n'était pas Toriginal. La version de saint Jérôme n'a ici aucune valeur; le grec seul fait autorité. C'est d'après le grec que nous citons. V. Fritzsche, Libri apocr, Vel. Test., p. 165 et suiv.
30 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 74]
sauvant Israël de ses ennemis en tuant leur chef ^ Ce sont à chaque ligne des allusions transparentes. L'antique ennemi du peuple de Dieu, Nabuchodonosor (type parfait de l'empire romain, lequel, selon les juifs, n'était qu'une œuvre de propagande idolâtrique') veut assujettir le monde entier à son empire et se faire adorer, à l'exclusion de tout autre Dieu. Il charge de l'entreprise son général Holopheme '. Tous s'inclinent, excepté le peuple juif. Israël n'est pas un peuple militaire^; mais c'est un peuple montagnard, difficile à forcer. Tant qu'il observe la Loi, il est invincible.
Un païen sensé et qui connaît Israël, Achior (frère de la lumière), tâche d'arrêter Holopheme. L'essentiel, selon lui, est de savoir si Israël manque à la Loi ; en ce cas, il est facile à vaincre ; sinon^ il faut se garder de l'attaquer. Tout est inutile; Holopheme marche sur Jérusalem. La clef de Jérusalem est une place située dans le Nord, du côté de Dothaïm, à l'entrée de la région montagneuse, au sud de la plaine d'Esdrelon. Cette place s'appelle
< . Voir surtout Juges, iv, 9.