Cr. Neubauer, Gëoffr. du Talmud, 408-MO
4. La traditioa juive expose ainsi les pérégrinatior sanhédrin : de Jérusalem à labné, de labné à Ouseha. a à Schefaram (aujourd'hui Schefa Amr)^ de Scbehnm l i^arim, de Beth-Schearim à Séphoris, de Séphoris h TiL liiu de Bab., Rosch hasschana, 31 a et 6. ^««k.
539 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 117]
lieuses qui agitaient la nation. Un grand nombre de juifs se convertissaient et continuaient d*observer strictement les prescriptions de la Loi. Aussi les chefs de ladite église étaient-ils pris parmi les chrétiens circoncis, et toute rÉglise, pour ne pas blesser les rigoristes, s'astreignait à suivre les règles mosaïques. La liste de ces évoques de la circoncision est pleine d'incertitudes. Le plus connu paraît avoir été un nommé Justus^ La controverse entre les convertis et ceux qui persistaient dans le mosalsme pur était vive, mais n'avait pas l'acrimonie qu'elle eut après Bar-Ck)ziba. Un certain Juda ben Nakousa surtout parait y avoir joué un rôle brillant*. Les chrétiens s'efforçaient de prouver que la Bible n'excluait pas la divinité de Jésus-Christ. Ils incidentaient sur le mot élohim, sur le pluriel employé par Dieu dans quelques circonstances (par exemple, dans Genèse^ i, 26), sur la répétition des différents noms de Dieu, etc.'. - Les Juifs n'avaient pas de peine à montrer que le% tendances de la secte nouvelle étaient en contradic-
1. Eusèbe, H. £., III, 33; IV, 5, 6; V, 42; Chron., à Tan 10 do Traj.; Demonstr. evang., III, 5 (p. 4f4 d); Épiph., Iiaer. lxvi, 20; Sulpice Sévère, II, 34. Cf. Tillemont, Mém., II, p. 489 et suiv. ; Acta SS, maiij t. III, init.