‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 51 sur 353 · I. Cï, C.lnan.. ;in 7 «it) Ni-mn. I.a · texte numérisé non relu

I. Cï, C.lnan.. ;in 7 «it) Ni-mn. I.a

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|An 74] LES ÉVANGILES. 55

pas facile de dire quand ni dans quelles circonstances. Celui que toute la tradition désigne comme ayant été le successeur immédiat de Jacques sur le siège de Jérusalem est Siméon, fils de Clopas * . Tous les frères de Jésus, vers Tan 75, étaient probablement morts. Jude avait laissé des enfants et des petitsenfants *. Pour des motifs que nous ignorons, ce ne fut pas dans la descendance des frères de Jésus qu'on prit le chef de l'Eglise. On suivit le principe de l'hérédité orientale. Siméon, fils de Clopas, était probablement le dernier des cousins germains de Jésus qui vécut encore. Il pouvait avoir vu et entendu Jésus dans son enfance \ Quoique Ton fût au

E., m, 32. Notez otpiTuc&v nviç dans Eus., III, xix, et 111, xxxii, S, 3, 6, impliquant une confusion de Juda et de Siméon (v. ciaprès, p. 493). L'épiscopatde Siméon est bien long, s'il commença vers 72; Hégésippeest obligé de donner 120 ans de vie à ce personnage (Eus., 111, xxxii, 3). Eusèbe avoue que la liste desévèques de Jérusalem avait peu d'authenticité (H. E,, IV, 5). Cette liste (elle se retrouve dans la Chronique d'Eusèbe, à Tannée 7 d'Adrien, et dans Samuel d'Ani) a peu de vraisemblance. De 33 à 105, Jérusalem aurait eu deux évêques; de 105 à 122, elle en aurait eu treize.

1. Hégésippe, dans Eusèbe, H. E., III, xxxii, 3, 6; IV, xxii, 4; Eusèbe, III, 11, 22, 35; IV, 5; Exis.fihrôn., à l'an 7 de Néron; Cojutil. apost., VII, 46.

2. Hégésippe, dans Eusèbe, III, 19, 20. Voir l'Appendice à la fin du volume.

3. Eusèbe l'affirme {H. E., IH, 32), et l'âge de 120 ans qullé-

< -i^TIANISMi:. lAn 7;

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..... Cl comme riiéritier de:

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> incertitudes rognent sur k

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..e, à la fois coupable et sainte.

- .5 et devait néanmoins être U

..i:v. Le fait du retour n'est pa:

;;..iue ou il s'olTectua est incon-

. v.ni pourrait en reculer la dat«

:û Adrien décida la reconstruc

.\-:-à-dire jusqu'à l'an 12:2". Il es

• .ui moment de sa mort [dans Eu?., ihit/.

' simple, si celte loni:évité était .idrni.-

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•Mient en moyenne plus jeunes (jue Jésu

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o-î, et (ju'on surnomma i u.i)cpo; pour le di=

;vMmain du nu^me nom.

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;osppe. dans Iùi.>èbe, II, xxiii, ls, >u[

; •'i une oonnai>saiice familière de Jeiu.-a

V tus.

•nilite en faveur de cotte opinion, c'e?

\.!le T.îxv'^î**'^''' ^ lexci-ption d'un pet : FiMplume énumère. Mais r.Ja'^i^aîvr.v rc^t ^ •10. en supposant «pu» la po|)uiation fhrc

•» iM* fort nombreuse et \écut retirée dan

[An 7i] LES ÉVANGILES. 57

plus probable cependant que la rentrée des chrétiens eut lieu peu de temps après la complète pacification de la Judée. Les Romains se relâchèrent sans doute de leur sévérité pour des gens aussi paisibles que les disciples de Jésus. Quelques centaines de saints pouvaient bien demeurer sur le mont Sion, dans ces maisons que la destruction avait respectées ^ , sans que pour cela la ville cessât d'être considérée comme un champ de ruines et de désolation. La légion 10"^ FretensiSy à elle seule, devait former autour d'elle un certain groupe de population. Le mont Sion, comme nous Tavons déjà dit, faisait une exception dans l'aspect général de la ville. Le Cénacle des apôtres % plusieurs autres constructions et en particulier septsynagogues, restées debout comme des masures isolées, el dont une se conserva jusqu'au temps de Constantin, étaient presque intactes, et rappelaient ce verset dlsaîe : o La fille de Sion est délaissée comme

un coio des ruines. Les textes d*Eusèbe [Démonslr, ëvang., IIJ, V. p. 424; H. E., III, XXXV ) sur la continuité de l'Église de Jérusalem jusqu^à la guerre d'Adrien ne s'expliquent pas sans un retour partiel. Un in parlibtu trop prolongé se comprendrait difficilement.

1. Épiphane, /. c. Cf. saint Jérôme, Epist, ad Dard., 0pp., t. II, p. 640, édit. Martianay.

2. Cf. saint Cyrille de Jér., Catecb. xvi, 4; VogUé, les Églises de terre sainte, p. 323«

-rîANlSMi:. .\M 74|

». C'est là, on peut le

....">nie chrctioiine qui fit

•' .:: JcTusalein. On peut

... qu'elle résida dans une

5, voisines de Jérusalem,

;.?:Ui fiait idéalement avecla

:.\s, cette Kglise du mont

5 d'Adrien, bien peu nom-

A de TEglise de Jérusalem

::e sorte de pontifical liono-

: d'honneur, n'impliquant pas

v.o>. l.es parents de Jésus, en

Jiî'o restés pour la plu|)art au

.•i?;der dans leur sein des per-

.:jants inspirait aux Kglises

..; extraordinaire \ Il est pro-

du départ de rKgiise de Jéru-

; .|ues-uns des « Douze •> , c'esl-

. ;!:oisis par Jésus, Mallliieu par

; ^rcet firent partie de Témigra-

^ • -v la r8).iofy.(a k\\} lU'Ilicr comme iino

..; ncvHC hiM.. t. 11, p. 112 <Ȕ >niv.).

•*....vVt.' fait mourir (:Iim.|i1m< à Kmnhiii^

; •! à'uiu' confusion : rf. l.ur, \m\ . 13, IS.

.. \^, iO, 32.

[la :(] LES ÉVANGILES. 59

lion *. Certains des apôtres pouvaient être plus jeunes que Jésus, et par conséquent n'être pas fort âgés à répoque oîi nous sommes*. Les données que nous avons sur les apôlres sédentaires, sur ceux qui restèrent en Judée et n'imitèrent pas l'exemple de Pierre et de Jean, sont si incomplètes, qu'on ne peut cependant l'affirmer. « Les Sept », c'està-dire les diacres choisis par la première Eglise de Jérusalem^ étaient aussi sans doute morts ou dispersés. Les parents de Jésus héritèrent de toute l'importance qu'avaient eue les élus du fondateur, ceux du premier Cénacle. De Tan 70 à l'an 110 environ, ils gouvernent réellement les Églises transjordaniques, et forment une sorte de sénat chrétien '. La famille de Clopas surtout jouissait dans ces cercles pieux d'une autorité universellement reconnue*.

Ces parents de Jésus étaient des gens pieux, tranquilles, doux, modestes, travaillant de leurs mains % fidèles aux plus sévères principes de Jésus sur lapau-

1. Hégésippo, dans Eus., //. E., IH, 3S, le suppose, mais sans précision. Eusèbe, //.£., III, 41; Démonslr, évang,, VI, xviii, p. 287, le suppose également.

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