‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 52 sur 353 · Le même, ihid,^ III · texte numérisé non relu

Le même, ihid,^ III

00 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 74]

vretéS mais en même temps juifs très-exacts, mettant le titre d'enfant d'Israël avant tout autre avantage*. On les révérait fort et on leur donnait un nom (peut-être maraniin ou moranoié) dont l'équivalent grec était ^e(77r(i(7uvot. Déjà, depuis longtemps, sans doute même du vivant de Jésus, on avait dû supposer que Jésus desr cendait de David ^, puisqu'il était reçu que le Messie serait de la race de David. L'admission d'une telle des-* cendancepour^ Jésus l'impliquait pour sa famille. Ces bonnes gens en étaient fort préoccupés et un peu var niteux*. Nous les voyons sans cesse occupés à construire des généalogies qui rendissent vraisemblable la petite fraude dont la légende chrétienne avait besoin. Quand on était trop embarrassé, on se réfugiait derrière les persécutions d'Hérode, qui, prétendait-on, avait détruit les livres généalogiques. Aucun système arrêté ne prit le dessus à cet égard. Tantôt on soutenait que le travail avait été fait de

h, Évang. des llébr., Hilg., p. 46, 47, 25; Recognit., II, i9.

2. Saint Jacques en fut Tidéal. Voir Tépltre attribuée à ce dernier. Cf, l'AntechristjCh, m.

3. Voir Vie de Jésus, p. 246 et suiv. En 58, la légende élail sûrement déjà formée. Cf. Rom., I, 3; Hebr., vu, 44 ; Âpoc., v, 5. Notez Marc, x, 47, 48; xi, 40.

4. La prôoccupalion do la race de David est assez vive vers Tan 400. Talm. do Jet*., Kilaïm, ix, 3 (Darenbourg, p. 349}*

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