avT.TiwvTi; (Jules Afr., dans Eus., //. E., î, vu
oémoire, tantôt qu'on avait eu pour le construire des copies des anciennes chroniques. On avouait qu'on avait fait « le mieux qu'on avait pu» ^ Deux de ces généalogies nous sont parvenues^ l'une dans l'Évangile dit de saint Matthieu, l'autre dans l'Évangile de saÎDt Luc, et il parait qu'aucune d'elles ne satisfai-
sait les ébionim^ puisque leur Evangile ne les contenait pas, et qu'il y eut toujours contre ces généalogies me forte protestation dans les Églises de Syrien.
Ce mouvement, tout inoffensif qu'il était en politique, excita des soupçons. Il semble que rautorité romaine eut plus d'une fois l'œil ouvert SOT les descendants vrais ou prétendus de David '• Vespasien avait entendu parler des espérances que les Juifs fondaient sur un représentant mystérieux de leur antique race royale*. Craignant qu'il n'y eût là un prétexte pour de nouveaux soulèvements, il fil, dit-on, rechercher tous ceux qui semblaient appartenir à cette lignée ou qui s'en targuaient. Cela donna lieu à beaucoup de vexations, qui peut-
1. Eftc cosY i^bSrro. Jules Afr., dans Eus., H, E., I, vu, 44.
2. Voir Vie de Jésus, p. 250. L'origine royale de Jésus est admise des juifs dès le commencement du ui* siècle. Talm. de Bab.y Sanhédrin, 43 a (cf. Dereubourg, p. 349, note S).