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nicic, etc.
^ ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 75]
transfigura sur le Thabor *. On ne reculait pas devant ce que nous appellerions des contre-sens : « J*ai appelé mon fils de TÉgypte, » disait Jéhovah dans Osée*. Il s'agissait là d'Israël; mais l'imagination chrétienne se figura qu'il s'agissait de Jésus, et on le fil transporter enfant en Egypte. Par une exégèse plus lâche encore, on trouvait que sa naissance à Nazareth avait été l'accomplissement d'une prophétie '.
Tout le tissu de la vie de Jésus fut ainsi un fait exprès, une sorte d'arrangement surhumain disposé pour réaliser une série de textes anciens, censés relatifs à. lui *. C'est le genre d'exégèse que les juifs nomment midrasch, où toutes les équivoques, tous les jeux de mots, de lettres, de sens, sont admis. Les vieux textes bibliques étaient pour les juifs de ce temps, non comme pour nous un ensemble historique et littéraire , mais un grimoire d'où l'on tirait des sorts, des images, des inductions de
l« tU'ang. des IIébr,,p. 46, ligne 47, p. 23 (nilg.).Le nom du T^«lK)r a (li8|Kiru dans les Évangiles grecs. Il a reparu dans la UAvliùoi). à iturlir du iv* siècle.
1 iHi^s XI, I.
^, M^tlh., Il, S3.
4. IW lÀ la formule iva ou ^tuç nXvipwef , si fréquente dans IMalijiu<«- C.omp. les formules juives analogues}, iaK2V HQ D>^pS,
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toute espèce. I^ sens propre pour une telle exégèse n'existait pas; on touchait déjà aux chimères du cabbaliste, pour lequel le texte sacré n'est qu'un amas mystérieux de lettres. Inutile de dire que tout ce travail se faisait d'une façon impersonnelle et en quelque sorte anonyme. Légendes, mythes, chants populaires, proverbes, mots historiques, calomnies caractéristiques d'un parti, tout cela est l'œuvre de ce grand imposteur qui s'appelle la foule. Assurément chaque légende, chaque proverbe, chaque mot spirituel a un père, mais un père inconnu. Quelqu'un dit le mot ; mille le répètent, le perfectionnent, l'afiQnent, l'aiguisent; même celui qui Ta dit n'a été en le disant que l'interprète de tous.