Les preuves de Pexisleace d*uD Evangile hébreu sont les
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- .,' :.:'s parlaient cette lan-
- . Je celle des Batanéotes
A langue grecque. C'est
Mins culture littéraire (|uo
. du livre qui a charmé h's
; : fût resté un livre hébreu
::.: bientôt trouvé des limites.
-T.'le devait arriver à sa per-
..'liière qui a fait le tour du
.* :ublier cependant que TEvan-
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.. wii, 7; Panlipiius ?,, selon L'u.-,,
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^»^ ;s!int AuLHislin, Pc rons, Eranj., • Ml tt /t., \irinv.\u r. r^d'mi ivini\u',\o\r v'\-
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^:.:.:îî:ou puljliro par Curoion ;L()nJros,
, a: araméen do î>;iinl Maltliii'u. l/id.'o :r.ôiuo e.-t loul à fiiil cliiniôriquo. —
.. • KNjnjiile hébreu, voir llist, (jf'nrr- IV. 0. H, § 3, ifiHiu; Ibn Khaldoun,
[An 75] LES ÉVANGILES. 09
gile fut d'abord un livre syrien, écrit en une langue sémitique. Le style évangélique, ce tour charmant de narration enfantine qui rappelle les pages les plus limpides des vieux livres hébreux, pénétrées d'une sorte d'éther idéaliste que le vieux peuple ne connut pas, n'a rien d'hellénique. L'hébreu en est la base. Une juste proportion de matérialisme et de spiritualisme, ou plutôt une indiscernable confusion de l'âme et des sens, fait de cette langue adorable le synonyme même de la poésie, le vêtement pur de l'idée morale, quelque chose d'analogue à la sculpture grecque, où l'idéal se laisse toucher et aimer.
Ainsi fut ébauché par un génie inconscient ce chef-d'œuvre de l'art spontané, l'Évangile, non pas tel ou tel Évangile, mais celte espèce de poëme non fixé, ce chef-d'œuvre non rédigé, où chaque défaut est une beauté, et dont l'indécision même a été la
principale condition de succès. Un portrait de Jésus fini, arrêté, classique, n'aurait pas eu tant de charme. ïjagadaj la parabole, ne veulent pas de contours nets. Il leur faut la chronologie flottante, la tranaiti légère, insoucieuse de la réalité. C'est par Y gile que Vagada juive est arrivée à la vogue a selle. Cet air de candeur a séduit. Celui qui sait coit s'empare de la foule. Or savoir conter est ^'^ privilège; il faut pour cela une naïveté, un
chrétioi! guc, ])• qui 11 dans fut Uàiw ou f.