Tertullien, ApoL, 40; S. Cyprien, Epist
5. Eusèbe, Chron,^ p. 466, 467, Schœne; Corpus inscr. gr,,. 6280 (t. m, p. 925) ; Aurelius Victor, EpU., xiv, 2.
[An 125] L'ÉGLISE CHR*TIENNiE. 85
C'est surtout dans ce irendeiHyroas de tous les hommes cultivés qu'il éprouva de vives jouissances. La Grèce était devenue comme un jouet dont s'amasadent
les Romains lettrés. Bîen rassurés sur les conséquences politiques, ils se donnaient le libéralisme facile de restaurer le Pnyï, les assemblées du peuple, TÂréopage, d'élever des statues aux grands hommes du passé, de remettre & l'essai les vieilles constatations, de refaire la panhellénie, la <K)nfédération de prétendues villes libres^ Athènes était le centre de ces enfantillages. Des Mécènes édaîrés y avaient élu domicile , en paiticalier Hérode Atticus , Tun des esprits les plus distingués du temps, et ces Philopappus^ derniers descendants des rois de la Comagène et des Séleuddes, qui élevaient vers ce temps sur la coltine du Musée ^ un monument qui existe encore'.
Ce monde de professeurs, de philosophes et de gens d'esprit était le véritable élément d'Adrien. Sa vanité, son talent, son goût pour la convei^ation brillante, se trouvaient à leur aise au milieu de confrères qu'il honorait en se faisant leur égal, sans rien abdiquer au fond de sa prérogative. Il était habile disputeur, et se figurait ne devoir l'avantage, qui lui