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Corpus inscr. gr,, a

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restait toujours, qu'à son talent personnel*. Malheur à ceux qui le blessaient ou remportaient sur lui dans la discussion ! Le Néron, habilement dissimulé, qu'il y avait en lui, se réveillait alors. Ce qu'il fonda de chaires nouvelles, ce qu'il donna de pensions littéraires, ne se peut calculer. Il prenait au sérieux ses titres d'archonte et d'agonothète. Il fit lui-même une constitution pour Athènes, en combinant à doses égales les lois de Solon et celles de Dracon, et voulut voir si elle fonctionnerait. La ville fut toute renouvelée. Le temple de Jupiter Olympien, près de l'Ilîssus, commencé par Pisistrate, l'une des merveilles du monde, futachevé, et Tempereuren prit le titre d'Olympien*. Dans l'intérieur de la ville, un vaste ensemble carré de temples, de portiques, de gymnases, d'établissements d'instruction publique, data de lui ^ Tout cela est loin assurément de la perfection de l'Acropole; mais ces constructions surpassaient tout ce qu'on avait jamais vu par la rareté des marbres et la richesse des décorations. Un Panthéon central

4 . Une épigramme de sa composition a été trouvée à Tbespies. Comptes rendus de VAcad, des inscr,, 4 870, p. 56-57.

2. Spartien, 13; Dion Cassius, LXIX, 16; Corpus inscr. gr., n*?* 324 et suiv.; Corp, inscr, lai,, U IIF, n» 548; médailles de Njeomédie, de Cyzique, d'Éphèse, de Tarse, de Laodicée, etc.

3. C'est le groupe de ruines avoisinant le marché actuel et la caserne.

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contenait le catalogue des temples que Tennpereur avait bâtis, réparés ou ornés, et des dons qu'il avait faits aux villes tant grecques que barbares. Une bibliothèque, ouverte à tous les citoyens d'Athènes, occupait une aile spéciale. Sur un arc, qui est venu jusqu'à nous, Adrien fut égalé à Thésée ; un quartier d'Alhènes reçut le nom d' Hadrianopolis * .

L'activité intellectuelle d'Adrien était sincère; mais il manquait d'esprit scientifique*. Dans ces réunions de sophistes, toutes les questions divines et humaines furent discutées ; aucune ne fut résolue. 11 ne semble pas que l'on y soit allé jusqu'au rationalisme complet. L'empereur faisait en Grèce l'effet d'un homme très-religieux ^ et même superstitieux*.' Il voulut être initié aux mystères d'Eleusis*. En

4. Pausanias, I, v, 5; xix, 9; Spartien, 20; Leake, p. 151 et suiv., 174 et suiv. (trad. franc.); Corpus inscr, gr., n* 520. Les monuments de la reconnaissance ou de l^adulation athénienne envers Adrien sont innombrables. Corpus inscr. gr,, n" 321 et suiv.; notez n° 346; Pausanias, I, xxiv, 7,

2. On peut s'en faire une idée par les écrits de Phlégon» son érudit de prédilection, dont la crédulité est extrême.

3. Pausanias, I, v, 5;, saint Jér., De viris ilL, c. 19; Episl,, 83 (84) ; Spartien, Adr,, 22 [conlempsit n'exclut pas la curiosité).

4. Dion, LXIX, 11, 22; Spartien, Adr., 16, 25, 26; ^lius VeruSj 3, 4.

5. Spartien, 13; Eusébe, Chron., Schœne, p. 166, 167; saint Jér., De viris ill, 19; Dion Cassius, LXIX, 11 ; Carm. sib..

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somme, ce qui bénéficiait de tout cela, c'était le paganisme. La. liberté de discussion, cependant, étant une bonne chose, il en résulte toujours du bien. Phlégon,. secrétaire d'Adrien, peut avoir eu quelques connaissances de la légende de Jésus *. Cette large ouverture que prit l'esprit de controverse sous Adrien donna naissance à un genre de littérature chrétienne tout nouveau, à la littérature apologétique, qui va jeter un si grand éclat durant le siècle des Anto.nins.

Le christianisme, prêché à Athènes soixantedouze ans auparavant, y avait fructifié. L'Église d'Athènes n'eut jamais la suite et la fermeté de cer- ■ taines autres * ; son caractère à part fut de produire des penseurs chrétiens individuels. L'apologétique naquit et devait naître dans son sein ^

Plusieurs des individus qu'on appelait spécialement « philosophes » avaient adhéré à la doctrine de Jésus. Ce nom de philosophe impliquait des mœurs graves et un costume à part, sorte de manteau, qui désignait celui qui le portait, quelquefois aux quoli-

VIIT, 56 ; Anthol. Palat., épigr. 234 {Mém. de l'Âcad. des inscr., ancienne série, XLVII, p. 331).

^. Orig., Contre Celse, II, 44, 33, 59.

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