‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 327 sur 373 · Minucius Félix, endroits cités · texte numérisé non relu

Minucius Félix, endroits cités

4d4 ORIGINES DU CHRISTIANISME. ' [An 160]

qu'il associait bizarrement à une dévotion polythéiste ^ . il était pour la religion établie, non quMl la prétendît vraie, mais parce qu'elle était ancienne et faisait partie des préjugés d'un vrai Romain. Nul doute que, dans sa déclamation, il ne se plaçât au point de vue du patriotisme, pour prêcher le respect dû aux institutions nationales, et qu*i! ne s'élevât, en consenateur zélé, contre la folle prétention de gens illettrés et de petite condition, aspirant à réformer les croyances. Peut-être terminait-il par une ironie contre l'impuissance de ce Dieu unique, qui, trop occupé pour bien gouverner toute -chose, abandonnait ses adorateurs aux supplices, et par quelques railleries sur la résurrection de la chair *.

Le discours de Fronton n'alla qu'aux lettrés; Fronton rendit un bien plus mauvais service au christianisme en inculquant ses idées à l'élève illustre qu'il formait avec tant de soin et qui devait s'appeler Marc-Aurèle.

i. Lettres de Fronton, V, 25, etc.

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