Les aloges. V. ci-dessus, p. 54, note
3. Vers l'an 470, la présence du quatrième Évangile dans le Canon catholique ne fait plus l'objet d'un doute. V, Vie de Jésus, p. Lxiii-LXiv (43« édit. et suiv.)
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qui concernait la légende de Paul. Un prêtre d'Asie, grand admirateur de rapôlre,- crut satisfaire sa piété en bâtissant un petit roman, plein de charme, où Paul convertissait une belle jeune fille d'Iconium nommée Thécla, se l'attachait par un attrait invincible et faisait d'elle une martyre de la virginité ^ Le prêtre ne cacha pas bien son jeu ; on le questionna, on le mit au pied du mur, et il finit par avouer qu'il avait fait tout cela « par amour pour Paul » *. Le livre n'en eut pas moins beaucoup de succès, et ne fut banni du Canon qu'avec les autres écrits apocryphes, au v® ou au vi® siècle ^
Saint Thomas, l'apôtre préféré des gnostiques, plus tard des manichéens, inspira de même des Actes*, où
^. Tischendorf, p. xxi et suiv., 40 et suiv. Voyez Tétude de M. Le Blant sur ces Actes, dans V Annuaire de l'Assoc* des études grecques, 4877,
2. Conviclum algue confessum id se amore Pauli fecisse, Tertullien, De baplismo, 17. Au ix« siècle, Anba Sévère, de Nes-
.téraweh, faisant le panégyrique de saint Marc, suppose encore que ce saint lui est apparu pour lui révéler des particularités inconnues de sa vie (édit. Barges, p. lui, 33 et suiv.).
3. Saint Epiph., lxxix, 5; Saint Jérôme, De viris ilL, 7; saint Ambroise, De virginibus. H, 3; Macarius Magnes, p. 6, Blondel; Décret de Gélase, vi, Siil; Anastase le Sinaïle, dans Credner, p. 241 ; cf. p. 256.
4. Tischendorf, Acta, p. 190 et suiv,; Apoc. apocr. p. 156 et suiv.; Wright, Apocryphal Acts, p. 146 et suiv. Cf. Eusèbe, III, XXV, 6. Nous avons, ce semble, dans ces Actes le texte même
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l'horreur de certiaines sectes pour le mariage s'exprimait afrvec la plus grande énergie. Thomas arrive da-ns. l'Inde pendant qu'on prépare les noces de la fille du rôi. 11 persuade si bien les fiancés des inconvénients du mariage, des mauvais sentiments que développe le fait d'avoir des enfants, des crimes qui sont la conséquence de l'esprit de famille et des ennuis du ménage, qu'ils passent la nuit assis l'un à côté de l'autre. Le lendemain, leurs parents s'étonnent de les trouver ainsi, pleins d'une douce gaieté, sans aucun des troubles ordinaires en pareille circonstance. Les jeunes époux leur expliquent que la pudeur n'a plus de sens pour eux, puisque la cause en a disparu \ Ils ont échangé les noces passagères contre les joies d'un paradis sans fin. Les étranges hallucinations auxquelles donnaient lieu ces erreurs
de Leucius. V. Turribius, l. c; saint Augustin, Adv. Adimant. manich,j 47; De serm. Domini in monte, I, 20; Credner, p. 244, 230. Pseudo-Abdias a tout ramené à la mesure orthodoxe. Il est remarquable que le nom du roi Fouv^àçopoç se retrouve sur les monnaies des rois indo-scylhes qui ont régné dans la vallée de rindus. Wiison, Ariana antiqua, p. 340; Prinsep, Note on.,, récent discoveries of Afghan., p. 403; Mém, de VAcad. des inscr.j XVIII^ ^® partie, p. 94 et suiv.; Zeilschrift fur Num, de Sallet, VI, p. 243 et suiv.
4 . T6 ecJOTïTpov x-îjç cdayrùvriç air* gp-oû à^YipTiTai, xai oùxsn cda^wo^LOX cùJe ai^cup!.at, lirei^Tj tô ep-yov t^ç atcr/,uvyjç xai tHç ai^ouç èÇ è[xc5 p.gucpàv
àTTEaTï). Ch. 44. Cf. Pseudo-Abdias, ch. 3, 4.
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morales, sont peintes avec vivacité dans tout le livret La première esquisse d'un enfer chrétien, avec ses catégories de supplices, s'y trouve tracée^. Ce singulier écrit, qui fit partie de certaines bibles % rappelle la théologie du roman pseudo-clémentin et celle des elkasaïtes. Le Saint-Esprit y est, comme chez les nazaréens, un principe féminin, « la mère miséricordieuse » *. L'eau représente l'élément purificateur de Tâme et du corps; l'onction d'huile y est le sceau du baptême, comme chez les gnostiques ^ Le signe de la croix a déjà toutes ses vertus surnaturelles et en quelque sorte magiques.
Les Actes de saint Philippe ont aussi une couleur théosophique et gnostique très-prononcée ^ Ceux d'André furent une des parties de la compilation du prétendu Leucius qui mérita le plus d'anathèmes''. L'Eglise orthodoxe resta d'abord étrangère à ces