Jean, m, iv, etc
62 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An iîfij
la Vie; il se déclare Dieiî; on ne vient au Père que par lui. De telles affirmations lourdes et solennelles ne sauraient être faites sans un air de choquante présomption. Dans les Évangiles synoptiques, le Dieu ne s'affirme pas ; il se révèle par le charme de ses discours impersonnels. Ici le Dieu argumente afin de démontrer sa divinité. C'est la rose se faisant dîsputeuse pour prouver son parfum. L'auteur, en pareil cas, se préoccupe si peu de la vraisemblance, que parfois rien n'indique où les discours de Jésus finissent et ou les dissertations du narrateur commencent*. D'autres fois, il rapporte des conversations auxquelles personne n'a pu assister ^ On sent que son vrai dessein n'est pas de rapporter des paroles qui ont été réellement tenues, mais qu'il veut surtout donner de l'autorité h des idées qui lui sont chères, en les mettant dans la bouche du maître divin.
i. Notez surtout la suite de l'entretien avec Nicodèaae. Jean, m.
2. Par exemple celles de Jésus avec Nicodème, a\iec la Samaritaine, avec Pilate.