‹ L'AntechristChapitre 216 sur 397 · Eusèbe, Hist. eccL, III, v, 2 (faible autorité · texte numérisé non relu

Eusèbe, Hist. eccL, III, v, 2 (faible autorité

place d'armes et l'avaient souillé par des assassinats. Quelques-uns se laissaient aller à dire que le nom qui convenait à la ville ainsi profanée n'était plus celui de Sion, mais celui de Sodome, et que la situation des vrais israélites y ressemblait à celle de leurs ancêtres captifs en Egypte ^

Le départ semble avoir été décidé dans les premiers mois de 68^ Pour donner plus d'autorité à cette résolution, on répandit le bruit que les principaux de la communauté avaient reçu à cet égard une révélation; selon quelques-uns, cette révélation s'était faite par le ministère d'un ange\ Il est probable que

i. Apoc, XI, 8.

2. Matth., XXIV, 4 5 et suiv.; Marc, xiii, i4 etsuiv. Marc, xiii, 7, prouve que la fuite n'eut pas lieu dès le commencement de la guerre. Luc, xxi, 20-21 , est p«u concordant avec les passages précités de Matthieu et de Marc, et sûrement de bien moindre autorité. Luc rattache Tordre de la fuite au moment où la ville sera entourée de lignes de circonvallation; mais il aurait été trop tard pour fuir quand la ville eût été xujcXoufxevïi û-o arparoTre^wv. Cf. Luc, XIX, 43-44. Enfin, ce qui est décisif, l'Apocalypse, à la fin de 68 ou au commencement de 69, suppose que la fuite a déjà eu lieu (xii, 6, i3-17). Comparez Eusèbe, Hist. eccL, III, 5 (ïTpè Toû TToXefxou, vague) ; Épiph., hser. XXIX, 7 [iiziiH rlasXXe rà *IepcffoXu{ii.a Tzfî.tJiii^ TcoXiopxtav, vient de Luc, xxi, 20); xxx, 2; De mensuris et ponderibus, 15 (invoca ejxeXXev -h tco'Xi; àxîaxeoôa

6ivo Tâ>v i*(«)|ji.aîwv..., TTÎç TrdXewç p.6XXoû<ïY)ç àpS'nv àTrdXXuoôat).

3. Karâ Ttva xpyjdfxbv tcî; aùrdôi S'oxîjJi.otç ^i' aTroxaXû'J'ewç èjcocôévTa (Eusèbe, H. E., III, 5); 7rpoexpYl|xx7Îa9yiaav utto à-y-yeXou (saint

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tous se rendirent à l'appel des chefs et qu'aucun des frères ne resta dans la ville, qu'un instinct très-juste leur montrait comme vouée à l'extermination.

Des indices portent à croire que la fuite de la troupe pacifique ne s'opéra pas sans danger. Les Juifs, à ce qu'il paraît, la poursuivirent*; les terroristes, en effet, exerçaient une surveillance active sur les chemins, et tuaient comme traîtres tous ceux qui cherchaient à s'échapper, à moins qu'ils ne pussent verser une forte rançon*. Une circonstance qui ne nous est indiquée qu'à mots couverts sauva les fuyards : « Le dragon vomit après la femme (l'Église de Jérusalem) un fleuve pour l'emporter et la noyer; mais la terre aida la femme, ouvrit sa bouche et i but le fleuve que le dragon avait lancé derrière ; die, et le dragon fut rempli de colère contre la femme'. » Peut-être les zélotes* essayèrent-ils de

Épiph., De mensuris, 15). La phrase d'Épiphane (hœr. xxix, 7), XpiaroD cpiâaavroç y.xrxKi<.^cLi rà *l6po(ioXuu.a îcal àvax^toproat, ètteiS'y; vjtxeXXs Ttâaxeiv TroXiopxtav, peut s'entendre d'un ordre du Christ qu'on supposerait donné avant le départ, ou se rapporter à Luc, xxi, 20. Cependant, dans ce second cas, il faudrait p.£XXYi<j6i ou (AeXXr.aeie. Le passage du De mensuris, d'ailleurs, n'admet que le premier sens.

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