Jos., B. J., II, xviii, 1 ; III, III
•300 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 68]
repos, loin des agitations des hommes, Theure de l'apparition de Jésus. La communauté vécut de ses épargnes; on crut que Dieu lui-même prenait soin de la nourrir Set plusieurs virent dans un pareil sort, si différent de celui des juifs, un miracle que les prophètes avaient prédit ^ Sans doute les chrétiens de Galilée, de leur côté, avaient passé à l'orient du Jourdain et du lac, dans la Batanée et la Gaulonitide. De la sorte, les terres d'Agrippa II furent un pays d'adoption pour les judéo-chrétiens de Palestine. Ce qui donna une rare importance à cette chrétienté réfugiée, c'est qu'elle emmenait avec elle îes restes de la famille de Jésus, entourés du plus profond respect et désignés en grec par le nom de desposyniy « les proches du Maître ^ » . Nous verrons bientôt, en effet, la chrétienté transjordanique continuer rébionisme, c'est-à-dire la tradition même de la parole de Jésus * . Les Evangiles synoptiques na* iront d'elle.