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Suétone, Néron, 40; Dion Gassius, LXIII

faible et sourde, quoiqu'il observât pour la conserver les ridicules prescriptions de la médecine d'alors ; son phonasque ne le quittait pas, et lui commandait à chaque instant les précautions les plus puériles. On rougit de songer que la Grèce fut souillée par cette ignoble mascarade. Quelques villes cependant se tinrent assez bien ; le scélérat n'osa pas entrer dans Athènes ; il n'y fut pas invité*.

Les nouvelles les plus alarmantes cependant lui arrivaient; il y avait près d'un an qu'il avait quitté Rome^; il donna Tordre de revenir. Ce retour fut à l'avenant du voyagea Dans chaque ville, on lui rendit les honneurs du triomphe; on démolissait les murs pour le laisser entrer. A Rome, ce fut un carnaval inouï. Il montait le char sur lequel Auguste avait triomphé; à côté de lui était assis le musicien Diodore ; sur la tête, il avait la couronne olympique; dans sa droite, la couronne pythique; devant lui, on portait les autres couronnes et, sur des écriteaux, l'indication de ses victoires, les noms de ceux qu'il avait vaincus,

4. Suétone, Néron, 20-25, 53-53; Dion Cassius, LXIII, 8-18; Eus., C hr on. j ann, 12 de Néron; Carmina sibyllina, V, 136 et suiv.; XII, 90-92; Philostrate, ApolL, IV, 39; V, 7, 8, 22, 23; ïhemislius oratio xix, p. 276 (édit. G. Diti lorf); Lucien, Nero; Julien, Cœs.j p. 310, Spanh.

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