‹ L'AntechristChapitre 33 sur 397 · Phil., I, 25; ii, 24; Col., iv, 3-4; Philcm · texte numérisé non relu

Phil., I, 25; ii, 24; Col., iv, 3-4; Philcm

(An 61] L'ANTECHRIST. 17

Mineure, il rencontrerait, ne fût-ce qu'à cause de la langue, de grandes difficultés. Il savait peut-être un peu de latin*; mais il n'en savait pas assez pour une prédication fructueuse. Le prosélytisme juif et chrén tien, au premier siècle, s'exerça peu dans les cités vraiment latines; il se renferma dans des villes telles que Rome, Pouzzoles, où, par suite des constants arrivages d'Orientaux, le grec était très-répandu. Le programme de Paul était suffisamment rempli; l'Évangile avait été prêché dans les deux mondes* ; il avait atteint, selon les larges images du langage prophétique', les extrémités de la terre, toutes les nations qui sont sous le ciel. Ce que Paul rêvait maintenant, c'était de prêcher librement à Rome*, puis de revenir vers ses Églises de Macédoine et d'Asie % et d'attendre patiemment avec elles, dans la prière et l'extase, la venue du Christ.

En somme, peu d'années dans la vie de l'apôtre furent plus heureuses que celles-ci*. D'immenses -consolations venaient de temps en temps le trouver;

4. Le trait rapporté par Dion Cassius, LX, 17, porterait à 1« croire par induction.

Page 1