C. Lombroso
Juin 1801,
(1) Le nombre, écrit-il, des accusés d’infanticide a doublé de 1830 à 1860. De 1826 à 1830 il était de 113 ; pendant trente ans, il s’est élevé ; de 1856 à 1860 on le trouve à 252. Puis il redescend de 1876 à 1880 à 210, et en 1887 à 176.
Le nombre des accusés d’avortement, qui n’était que de 12 de 1826 à 1830, s’est élevé rapidement à 48 de 1846 à 1850. Il s’est encore accru du douille pendant les cinq années suivantes; il est alors de 88. A partir de 1861 il se produit la même diminution que j’ai déjà signalée. En 1885, le nombre de ces accusés n’est plus que de 47 ; il remonte à 63 en 1886 et redescend à 54 en 1887.
LoxiBiioso — Anthr. evim ,
38 LES PROGRÈS DE l’aNTII ROPOLOGIE CRIMINELLE
Les variations sont surtout, très considérables dans le nombre des viols et attentats à la pudeur commis sur des enfants. De 1826 à 1830, on comptait 139 accusés. Ce nombre, augmentant sensiblement presque chaque année, a été de 809 de 1876 à 1880. Depuis quelques années une notable diminution s’est produite. En effet, alors que le nombre de ces accusés était de 809 de 1876 à 1880, il n’est plus que de 732 en 1884, de 628 en 1885; il remonte un peu en 1886 à 645, et dans la dernière statistique, celle de 1887, il redescend d’une manière très sensible à 594.
Le nombre des prévenus d’adultère est devenu 20 fois plus grand depuis 1830. A cette époque, il était de 92 ; il s’est élevé à 824 de 1876 à 1880. La loi sur le divorce en a doublé ie nombre. En effet, il a été de 1274 en 1884, de 1601 en 1885, de 1687 en 1886 et de 172 en 1887.
11 ressort aussi des statistiques que depuis cinquante ans le nombre des crimes inspirés par la cupidité a beaucoup augmenté. Il était de 87 en 1838 sur 100,000 habitants; il a été de 149 en 1887. Chose digne de remarque, c’est de 1838 à 1848 qu’il y a eu le moins de crimes ayant pour mobile la cupidité. Que n’a-t-on pas écrit cependant sur l'esprit de cupidité de la génération de 1830 à 1848 ! La statistique criminelle vient sur ce point rectifier la légende.