‹ L'anthropologie criminelle et ses récents progrèsChapitre 7 sur 23 · CRIMINELS — FOLLES · texte numérisé non relu

CRIMINELS — FOLLES

Hommes.

Femmes.

Pavillons réguliers. .

Lobes adhérents. . .

Oreilles à anse. . . .

Oreilles Wildermulli .

Chez les personnes honnêtes, les oreilles à anse sont donc environ moitié moins fréquentes parmi les femmes que parmi les hommes ; les oreilles de Wildermuth (2), au contraire, sont plus fréquentes chez celles-ci.

Les anomalies dans la conformation du pavillon

(1) Giorncde délia R. Academia di Torino , n os 8, 9, 10,1889. 7* Annales des maladies des oreilles , octobre 1889. — Comptes rendus du Congrès iulern. d'olologie, Paris, 1889, p. 144.

P av 01on est, caractérisé par la saillie plus accentuée de l anthelix comparativement à l’hélix.

ANOMALIES MORPHOLOGIQUES

se rencontrent donc environ deux fois plus fréquemment chez les criminels que chez les adultes honnêtes à Turin. Quant au nombre des lobes adhérents, l’exception qui résulte des chiffres n’est qu’apparente : car chez les criminels on trouve très souvent les lobes adhérents prolongés le long de la joue, espèce d’anomalie plus grave que les lobes adhérents simples. De plus, Gradenigo a constaté, chez les criminels, une fréquence toute particulière des oreilles de Darwin, des malformations de l’hélix et de l’anthélix, et d’asymétrie d’implantation, etc.

De ses recherches il résulte, en outre, que la proportion pour [100 des anomalies du pavillon varie sensiblement — même en faisant abstraction du sexe — selon la région, la ville, la classe sociale, et même, pour certaines anomalies, aussi selon l’âge. Il a rencontré un nombre beaucoup plus considérable d’oreilles à anse chez les enfants (25 p. 100) que chez les adultes (12,15 p. 100).

Il trouva aussi une étrange latéralité de ces anomalies dans les criminels :

FEMMRS

Normaux

Crimi

ncls

Aliénés

Normales Folles

Oreilles à anse. .

à cl.

5 à cl.

Autres anomalies

àd.

de l’oreille. . .

Ce qui démontre que ces anomalies sont en plus grand nombre à droite chez les fous et les criminels.

LOMDnoso. — Anlhr. crim.

62 LES PROGRÈS DE l’aNTIIROPOLOGIE CRIMINELLE

M me Tarnowscky, dans ses études sur les filles de joie, les voleuses et les villageoises, a démontré que la capacité crânienne des prostituées est inférieure à celle des voleuses et des villageoises, et surtout des femmes de la bonne société (1) ; vice versa les zygomes et les mandibules étaient plus développés chez les prostituées qui avaient aussi un plus grand nombre d’anomalies (87 p. 100), tandis que les voleuses en avaient 79 p. 100, et les villageoises 12 p. 100. Les prostituées avaient 33 p. 100 de leurs parents alcoolisés, tandis que les voleuses en avaient seulement 41 p. 100 et les villageoises 16 p. 100.

En poursuivant la comparaison entre la prostituée et la voleuse, elle trouva les différences suivantes :

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