‹ L'anthropologie criminelleChapitre 67 sur 119 · BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

BEAUX-ARTS

«Une seule était ornée d'un de ces paraphes magnifiques et compliqués si chers à Joseph Prudhomme. »

D'une façon générale, il a constaté de grandes ressemblances entre récriture des aliénés (i) et celle des criminels ; les lettres sont mal formées, les unes entassées, les autres très distantes les unes des autres ; les unes sont lourdes et empâtées, écrasées et arrondies, tandis que d'autres, dans le même mot, sont grêles, maigres, sans plein, élancées. Ainsi, le caractère dominant est la lourdeur, l'irrégularité et Tincohérence.

Il n'a pas retrouvé les caractères indiqués par Lombroso, notamment la forme gladiolée, chez les homicides.

. Cette forme ne se constate pas non plus dans le spécimen de l'écriture de Marat (fig. 34), ni dans celle de Papavoine (fig. 35).

Gestes. — Pour communiquer entre eux, les criminels ne se contentent pas de leur argot, ils ont, en outre, un langage mimique particulier.

Vidocq rapporte que quand les floueurs guettent leurs victimes, ils se font le signal de la Saint-Jean qui consiste à porter la main à leur chapeau.

Piiré (2) — apparemment, un observateur bien patient et bien minutieux — vient de décrire 48 gestes particuliers aux délinquants !

« Cet abus de gestes, ainsi conclut Lombroso, s'explique par la mobilité exagérée qu'ont les criminels, tout à fait comme les enfants. »

Beanx-arts. — Rivés au sol, plongés dans la fange des instincts vils et grossiers, comment les criminels pourraient-ils s'élever à l'art proprement dit

Ci) Voyez Marcé, Valeur des écrits des aliénés, Annd'hyg, 1864. (2) Cité par Jjombroso, Usi et costumi délia Sicilia, L'anthro' pologie criminelle t p. 67.

Page 1