INTERPRÉTATION DU TYPE CRIMINEL
C'est à Tatavisme que Lombroso attribue le type criminel et l'inclination vicieuse qui en dcpend.
Le criminel reproduit l'organisation physique et psychique d'un ancêtre éloigné, qui n'en ciait encore qu'à ce degré de civilisation, de culture intellectuelle et morale que présentent actuellement les races inférieures, les sauvages.
L'homme criminel ressemble donc en mdme temps à l'homme primitif et au sauvage: il ressemble aussi à l'enfant.
Dans le cours de son développement, Torganisme humain traverse successivement les différentes étapes de l'évolution phyllogénique. Au lieu d'atteindre le degré ultime, le criminel subit un arrêt Je développement : il ne dépasse pas le stade d'évolution correspondant à celui de l'enfant, de sorte qu'un pourrait dire que la criminalité n'est que l'enfance prolongée.
Dans les deux premières éditions de son livre : V Homme criminel^ Lombroso soutenait la ihéorie atavique pure.
Mais comment oserait-on prétendre que des caractères incompatibles avec la conservation de la race tels que les malformations crâniennes, les lésions
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des méninges, du cerveau soient des signes propres à la « race criminelle » ? Autant vaudrait soutenir, suivant la plaisante remarque de Féré, que Tinfécondité des microcéphales et des imbéciles est, elle aussi, la réapparition d'un caractère ancestral.
Aussi, Lombroso s'est-il vu contraint de faire appel à un élément pathologique : il rapproche le criminelné du fou moral, de l'épileptique ; il associe donc la théorie tératologique et la théorie atavistique.