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CHAPITRE PREMIER La théorie atavistique

Dans ce chapitre, nous n'étudierons que la première partie de la thèse de Lombroso, à savoir l'atavisme.

Si nous considérons d'abord les caractères physiques, nous reconnaîtrons que ceux auxquels Lombroso attribue, au point de vue atavistique, la plus haute importance, se retrouvent aussi fréquemment, sinon plus souvent, parmi les honnêtes gens que parmi les criminels.

Il en est ainsi pour le front fuyant, Marro (i) l'a constaté chez les criminels, dans la proportion de 3, I pour 100 et chez les honnêtes gens, dans la proportion de 4 pour 100.

Les oreilles munies du tubercule de Darwin, qui serait le reste de l'extrémité de l'oreille d'un ancêtre bestial de l'homme, se présentent chez les

(i) Op, citato,p, 157.

LA THÉOaiE ATAVISTIQUE 2"; I

malfaiteurs dans la proportion de moins de i pour loo, chez les honnêtes gens de 7 pour 100.

Il est vrai que Tambidextrie ou la gaucherie, d'après Marro, sont deux fois plus fre'q Lien tes chez les malfaiteurs que chez les normaux. Mais, comme le fait observer Tarde (i), cette difife'rence peut tenir, en grande partie du moins, à celle de leur éducation; bien plus souvent que les seconds^ ks premiers ont e'té abandonnés, livrés à eux-mêmes ei à leurs mauvaises habitudes, durant leur enfance, ei l'on sait combien de fois la vigilance de parenis attentifs corrige chez les enfants une tendance naturelle à se servir de la main gauche.

L'origine atavique du tatouage est également bien sujette à caution.

Il paraît infiniment plus simple et plus vraisemblable de ne voir dans les inscriptions et les barbouillages dont les malfaiteurs se couvrent la peau que Teffet d'un contact accidentel avec des peuplades primitives ; car c'est surtout chez les matelots criminels que cet usage se remarque. Toutefois, il se peut que l'inverse soit aussi vrai et que bien des peuples arriérés doivent à leurs rapports avec nos marins civilisés l'avantage de pratiquer ces incisions dermiques. Le tatouage est ntre chez les indigènes de la Cochinchine, dit le docteur Lorion (2) ; ceux qui sont porteurs de ces dessins faits au moyen de diverses couleurs infiltrées dans le derme ont vécu parmi les Européens; ils ont été le plus souvent matelots, chauffeurs ou domestiques à bord des navires de guerre ou de commerce. L'Arabe, bien plus civilisé que le Cochinchinois, mais bien plus en rapport avec les Européens, se tatoue davantage (3) et souvent la nature du

(i) Tarde, La philosophie pénale, Lyon et Paris, i8i)0, p. i:3o.

(2) La criminalité en Cochinchine, Lyon, Storck.

(3) Kocher, La criminalité che^ les Arabes.

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dessin reproduit par lui atteste clairement quMl copie nos compatriotes (TardeJ (i).

Les anomalies que Lombroso attribue au criminel peuvent être rangées en trois groupes : anomalies congénitales; anomalies de développement; anomalies pathologiques.

Or, comme l'observe très justement Dortel (2) dans une thèse excellente, publiée sous l'inspiration du professeur Brouardel, les premières, qui sont au point de vue de la théorie, les plus importantes, devraient être les plus nombreuses. Il n'en est rien. Ce sont les anomalies de développement et les anomalies pathologiques qu'on observe le plus communément. Il est donc extrêmement vraisemblable d'admettre que, aussi bien que ces dernières, les anomalies congénitales relèvent non pas de l'atavisme, mais d'une cause morbide, d'un trouble de l'évolution de l'organisme.

Mais n'insistons pas davantage sur les caractères physiques du type criminel envisagés au point de vue de leur origine prétendument atavistique et passons à l'examen des caractères moraux.

D*après la théorie de V atavisme moral (3) proposée par Colajanni, ces caractères moraux seraient seuls l'objet de la transmission héréditaire de retour. Le criminel serait bien, comme l'enseigne Lombroso, un néo-sauvage, un néo-barbare, mais au moral seulement : il ne le serait pas au physique.

(i) La philosophie pénale, p. 233.

(2) Emile Dortel, U anthropologie criminelle et la responsabilité médico-légale f thèse de Paris, iSgijp. 25.

(3) Tarde a fait de cette théorie une excellente étude dans les Archives de ranthropologie criminelle, t. IV, 1888, p. 237.

ARTICLE PREMIER. — RESSEMBLANCE DU CRIMINEL-NÉ ET DE l'homme PRIMITIF, OU THÉORIE ATAVISTIQUE PROPREMENT DITE.

Est-il possible d^établir avec quelque probabilitu que le penchant criminel est vraiment un héritage provenant d^ancêtres e'ioignés, et de retrouver chez ceux-ci les tendances vicieuses du crimincI-ne, son manque de sens moral, sa vie déréglée m malfaisanté? Il n'en est rien; au contraire, les découvertes archéologiques et anthropologiques récentes enseignent que rhomme primitif avait des notions morales et religieuses, qu'il croyait à une autre vie et à des êtres supérieurs.

Il est désormais hors de doute, dit M. de Quatrefages (i), que les troglodytes de la race de Cro-Ma-non ensevelissaient leurs morts et que cet ensevelissement était accompagné de pratiques attestant leur croyance à une autre vie. Or, on sait que cette race est une de nos plus anciennes, puisqu'elle remonte jusqu'à lage de l'ours.

Cartailhac (2) établit également d'une façon pcremptoire l'existence du culte des mort^ chez l'homme primitif, et, en ce qui concerne panicuiit;' rement l'anthropophagie, il se rallie à l'opinion que Lartet exprime en ces termes :

Pour ma part, dans tout ce que j'ai pu observer d'an-

(1) Histoire générale des races humaines. Introduction à l'étude des races humaines t Paris, 1887, p. 280. — Voyez aussi Quairefages, Hommes fossiles et hommes sauvages. Paris, J8i'i4.

(2) Cartailhac, La France préhistorique, Paris, 1889.

ciennes stations rapportables à la Gaule primitive, je n'ai pas reconnu le moindre indice d'anthropophagie.

Si Ton consulte les archéologues de la Langue, ou de la Religion, ou du Droit ou de l'Art, tous s'accorderont à doter nos plus anciens aïeux de pitié et de justice, de mansuétude et d'activité laborieuse, en même temps que de bravoure et de fermeté. Qu'ont rencontré de plus primitif M. de Laveleye et Summer-Maine au fond de nos institutions juridiques européennes ? Une organisation toute communiste de la propriété, ce qui suppose essentiellement une mutuelle sympathie, une disposition à la confiance et à la fraternité, conditions indispensables de tout communisme analogue.

Aussi, M. Letourneau, témoignage non suspect, signale-t-il chez toutes les tribus pastorales ou agricoles qui vivent ou qui vivaient en état de communauté, chez les Peaux-Rouges par exemple , chez les Gopas et les Koupnis d'Asie, « le développement des sentiments altruistes », la probité instinctive et la douceur des mœurs.

Les Koupnis, nous dit-il, ont à quelque distance de leurs villages, dans une position abritée, des greniers communs où l'on rassemble tout ce qui est considéré comme ayant de la valeur, en denrées, provisions, etc. Ces magasins sont dépourvus de protection, néanmoins il est sans exemple qu'on y commette un larcin, même en temps de disette. Dans son voyage de découvertes aux origines de la famille dans nos races élevées, qu'a trouvé M. Fustel de Coulange? Une intensité de vie domestique et religieuse, une énergie de vertus patriarcales, de piété filiale, de justice élémentaire qui excitent son admiration et sans lesquelles n'eût jamais été possible ni concevable le foyer antique ; n*a-t-il pas fallu l'amour du père, poussé jusqu'à l'adoration, pour transformer sa tombe en autel et son souvenir en culte sacré? Demandez aux sinologues ce qu'ils pensent des anciens

Chinois, aux égyptologues ce qu'ils pensent des plus anciens Égyptiens, à M. d^Arbois de Jubainville ce qu'il pense des plus anciens Celtds, à Tacite, à Homère, à la Bible ce qu'il faut penser des anciens Germains, des anciens Hellènes, des anciens Hébreux, au point de vue de la moralité; ils vous répondront en vous citant des échantillons d'activité, de constance, de loyauté, d'empire sur soi ou de sacrifice de soi, auxquels vous uouverei difficilement rien à comparer parmi nous. Le témoignage des philologues, puisé à des sources tout autres;, viendra confirmer le leur ; celui de Pictet, entre mille, dans ses origines indo- européennes (i).

Summer-Mainea réussi à prouver que « la famille patriarcale » a été le départ commun de toutes les civilisations.

Cette toute-puissance du paler familias antique, hindou, romain, grec, slave, celte, germain, ajoutons chinois, complétée par l'égalité de tous les sujets, est la démarcation nette, sorte de fossé de fortification, creusée entre eux et le reste du monde, même parent, par Tidée de Yagnation, coexistant avec la communauté de inllage et ses règles compliquées. Cette communauté était une association de familles entre lesquelles le communisme régnait, mais dont chacune à part était régie patriarcalement. Or, soit pour ce communisme, soit pour cette vie patriarcale, la condition préalable et indispensable était une haute dose de moralité innée. Avant d'accuser de dureté le régime de la patria potestas et de Tagnation, on doit songer que le chef de famille avait commencé par être fils de famille et, comme tel, plié aux habitudes de respect, de vénération, de dévouement domestiques* Ce qu'il y a de dur et de cruel en apparence dans la consti-

(i) Tarde, L'ataifisme moral, Archives de VanthropoL^^k criminelle, t. IV, 1889, p. 238.

tution de la famille patriarcale, n'est que l'effet de son caractère défensif et militaire : elle doit donner tout pouvoir à son général, elle doit se clore hermétiquement comme un camp retranché. D'ailleurs, quel esprit de solidarité et d'abnégation réciproque ne suppose pas l'égalité des enfants! Quelle docilité affectueuse et respectueuse ne suppose pas la puissance suprême exercée par le père, par le plus vieux, c'est-à-dire par le plus faible, devant lequel tous les forts s'inclinent! Observons qu'avant tout et dès les plus hauts temps, le pater f amilias est juge, et juge très juste, si l'on regarde à ce qui se passe en Chine et ailleurs où l'équité des tribunaux domestiques est l'objet d'éloges unanimes. Ajoutons que la communauté de village, partout où elle subsiste encore, est exclusive de cette anomalie monstrueuse que nous appelons Tindigent. Ce problème du « paupérisme » sur lequel nous écrivons tant de brochures stériles, n'a reçu jusqu'ici aucune solution égale à celle-là en efficacité. Et, pour que l'homme des âges reculés Tait découverte et pratiquée, je me persuade qu'il a du être équitable et compatissant. Quant aux vertus qui consistent dans l'empire sur soi-même, sobriété, courage, héroïsme de l'ascète indien ou du sauvage torturé, il n'est pas possible de les refuser aux hommes primitifs. Tout au plus peut-on en atténuer le mérite sous le prétexte d'une insensibilité physique à la douleur dont on les dote arbitrairement, pour se dispenser de les admirer.

Si, comme le soutient Colajanni, les éléments essentiels du crime sont d'une part, l'atteinte portée à la probité et d'autre part, l'atteinte portée à la pitié, la probité et la pitié doivent avoir été étrangères à l'homme primitif. Il n'en est rien.

Il est à peu près certain que les « premiers hommes » avaient une industrie, puisqu'on trouve sur des surfaces considérables de véritables ateliers et comme des maga-

sins d'armes, de poteries, d'ustensiles de toute espèce, remontant certainement à Tépoque quaternaire! Ces premiers hommes connaissaient aussi le commerce : on trouve au Midi des squelettes parés d'objets venus du Nord, et réciproquement. On trouve en Suisse du corail rouge de la Méditerranée. On trouve Tambre jaune de la Baltique dans les cités lacustres des Alpes, dans les grottes des Pyrénées et dans les dolmens de la Lozère. On relève en maint endroit de TEuropedes perles et des pierres précieuses, dont on ne connaît aucun gisement dans l'ancien continent. Tout cela est acquis. Or, pouvait-il y avoir industrie, échange et commerce sans quelque respect des conventions et sans une probité au moins rudimentaire ? Et si la probité était nécessaire, le vol ou la tromperie ne devaient-ils point passer pour des délits (i)?

Et la pitié, était-elle donc ignorée de Thomme primitif? Aucunement.

On voit par l'examen des ossements que l'homme survivait souvent à de graves blessures. Les os portent la marque de l'inflammation, de la suture, du travail de cicatrisation et de réparation. Le blessé avait dû être soigné et nourri pendant tout le temps de sa maladie (2).

Nous pouvons le conclure avec Joly : la pitié

n'était pas inconnue de l'homme primitif ; mais, si

elle inspirait de tels actes, les cruautés de ceux qui

*la méconnaissaient inutilement ne devaient-elles

point passer pour condamnables?

Nous voilà bien loin du portrait que Lombroso a tracé de l'homme préhistorique!

D'ailleurs, le point de départ même, Tidée fonda-

(i) De Nadaillac, Les premiers hommes^ t. II, pp. i83, 184, 187. (2) De Nadaillac, Les premiers homnus, t. II, pp. 2o3, zob. Cité par Joly, Le Crime, p. 18.

Francotti. — Anthropologie criminelle. 17

258 THÉORIE DE l'aTAVISME BESTIAL OU PRÉHUMAIN

mentale de la théorie atavistique est tout à fait inadmissible. Cette théorie suppose que le crime est un phénomène absolument anormal, une espèce de monstruosité, et elle oppose la race des criminels à la race des honnêtes gens.

Or, nous l'avons dit, il n'existe pas en réalité de séparation radicale entre Thomme vertueux et le malfaiteur et personne n'est assuré de par sa nature, de par sa constitution, d'échapper toujours au crime. De même que toute intelligence humaine est sujette à l'erreur, toute volonté est exposée au mal.

Des lors, pourquoi chercher dans l'enfance de l'humanité, l'explication d'un phénomène qui a sa raison d'être dans la nature intime de tout homme, aussi bien dans le présent que dans les siècles passés?

ARTICLE II. — THEORIE DE L ATAVISME BESTIAL ou PRÉHUMAIN

Pour échapper aux difficultés que soulève la théorie de l'atavisme humain, Sergi (i) fait du crime un retour à l'état bestial.

Ce n'est plus l'homme primitif qui reparaît dans le criminel, c'est la bête. La bête dans l'homme! Mais, de tout temps, les moralistes en ont parlé. Qui ne connaît les lignes charmantes que Xavier de Maistre (2) lui a consacrées?

Je tiens d'un vieux professeur (c'est du plus loin qu'il me souvienne) que Platon appelait la matière l'autre. C'est fort bieni mais j'aimerais mieux donner ce nom à

(i) Riant, Le$ irresponsables devant la justice, Paris, 1888, p. 189.

(2) Xavier de Maistre, Œuvres choisies, Paris, Hachette, 1868. Voyage autour de ma chambre, p. 192.

THÉORIE DE l' ATAVISME BESTIAL OU PRÉHUMAIN 259

la bête qui est jointe à notre âme. C'est réellement cette bête qui est Tautre, et qui nous lutine d'une manière si étrange. On s'aperçoit bien en gros que Thomme est double; mais c'est, dit-on, parce qu'il est composé d'une âme et d'un corps, et l'on accuse ce corps de je ne sais combien de choses, bien mal à propos assurément, puisqu'il est aussi incapable de sentir que de penser. C'est à la bête qu'il faut s'en prendre, à cet être sensible, parfaitement distinct de l'âme, véritable individu qui a som existence séparée, ses goûts, ses inclinations, sa volonté, et qui n'est au-dessus des autres animaux que parce qu'il est mieux élevé et pourvu d'organes plus parfaits. Messieurs et mesdames, soyez fiers de votre intelligence tant qu'il vous plaira : mais défiez- vous beaucoup de l'autre.

Mais en parlant de la bêté dans Thomme, les moralistes n'ont pas songé à faire autre chose qu'éclairer par une image l'état de l'âme humaine soumise à la fois aux sollicitations du bien et du mal. D'après Sergi, cette image serait l'expression rigoureuse, scientifique de la réalité.

En vertu d'un phénomène d'hérédité atavique, c'est la bête qui se réveille chez le criminel : ses penchants, ses instincts sont ceux d'un ancêtre bestial de l'homme. Quel est cet ancêtre à la nature perverse, aux instincts féroces et sanguinaires? Où trouver parmi les animaux ce besoin du mal pour le mal, cet amour du vice en lui-même qui caractérise le criminel-né?

En présence des témoignages de Brehm(i), de du Chaillu et d'autres naturalistes, Colajanni lui-même est forcé de reconnaître « la pieuse coopération, la mutuelle assistance et l'héroïque abnégation, dont

(i) Brehm, Mermlles de la nature, Paris, 1891, 10 vol. in-8*.

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les sociétés simiennes ont fourni d'admirables exemples (i). »

Mais cène sont pas seulement les singes, ni même les mammifères ou les vertébrés, ce sont tous les animaux, qui lorsqu'ils s'essayent à la vie sociale, les abeilles, les fourmis, les termites entre autres, pratiquent stoïquement, héroïquement leurs devoirs dictés par leur morale aussi rigoureuse que bizarre et déploient en mille occasions les plus beaux sentiments de fraternité, d'aide réciproque, de courage au poste du combat, ainsi que tant d'autres vertus connues des seuls naturalistes. Qu'on relise les Sociétés animales de M. Espinas et Ton y trouvera à chaque page la preuve de ce que j'avance. Quoi d'étonnant, après tout, puisque sans sociabilité préalable, c'est-à-dire sans moralité instinctive, il ne saurait y avoir de société ? En toute espèce sociale, donc, l'individu naît bon et moralisable dès le début Mais quelle espèce ne tend, n'aspire à se socialiser Dans son système de politique positive, œuvre de folie peut-être, mais de géniale folie, Auguste Comte revient à plusieurs reprises sur cette importante idée, que l'aspiration à la vie sociale est le vœu de toute vie organique, vœu le plus souvent déçu quand il n'est pas servi par les conditions voulues de bonté, d'esprit d'union et de sacrifice, mais toujours renaissant d'un bout à l'autre de l'échelle animale jusqu'à ce qu'enfin il se réalise pleinement en nous.

Idée confirmée, du reste, au delà de toute prévision par les travaux contemporains, tels que les Colonies animales de M. Edmond Perrier. D'autre part, je suis frappé de voir qu'un des penseurs les plus sagaces, un des plus profonds moralistes de ce temps, Guyau (2), a cru néces-

(i) Tarde, L'atavisme moral. Archives de V anthropologie crimi' nelle.t, IV, 1888, p. 262.

(2) Guyau, Morale anglaise contemporaine, in fine.

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