COLORATION DE LA PEAU, ETC
SOUS le nom de roseau niu(iuoiix do Malpighi, reste adhérente tantôt à répiderino, tantôt au dorme, lorsqu'on arrache un lambeau de la preniière préalablument ramollie par macération. Nègres et blancs, tous paraissent posséder les granulations, mais en quantité diirérente et de coloration variant du plus clair au plus foncé. Les individus blancs qui brunissent au contact de la lumière en possèdent certainement. Le même pigment se retrouve à la surface interne de la choroïde et quelquefois dans les poumons ; celui qui donne la coloration aux cheveux lui ressemble beaucoup. Sur les muqueuses des nègres, notamment au voile du palais et sur la sclérotique, il se circonscrit souvent par larges amas ou plaques, ce que nous avons constaté aussi chez de jeunes orangs vivants.
A la suite de la matière colorante rouge du sang, et de la matière colorante noire de la peau, il faut en citer une troisième dans l'économie, la biliverdine, qui se produit dans le fuie, et colore les tissus en jaune dans Tictei'e. A l'état physiologique ou sub-physiologique, et quel que soit le nom qu'on lui donne, elle produit parfois un teint jaunâtre ou subictérique de la face. C'est à elle incontestablement qu'il faut attribuer la coloration jaunâtre du tissu cellulo-adipeux, des muscles et du sang si souvent indiquée dans les autopsies de nègres. Cette matière colorante n'est-elle qu'une transformation, une manière d'être différente de la matière colorante du sang ou du pigment? C'est aux chimistes à répondre Remarquons quant à nous que les teintes décroissantes du nègre au blanc, par les métis, tirent plus souvent sur le jaune que sur le rouge. Les derniers vestiges d'un métissage retournant vers le blanc sont la coloration jaune de la sclérotique et de la lunule des ongles. Ce dernier signe est bien connu des créoles américains.
11 y a donc trois éléments fondamentaux de coloration dans l'organisme humain : le rouge, le jaune et le noir; lesquels, mé-