OBLIQUITÉ DES YEUX
bosses frontales effacées et très-basses. Le mieux, en somme, est dans un juste milieu. Un front large, plein, s'inclinant très-légèrement en arrière, décrivant une courbe ample au niveau de bosses frontales médiocrement élevées, et de là se portant rapidement en arrière, tels sont les caractères du type européen bien constitué. Notre ancêtre de Cro-Magnon était heureusement partagé sous ce rapport, à Topposé de son précurseur du ISéanderthal.
Le développement des arcades sourcilières chez Thomme et des sourcils qui reposent sur elles, est la cause principale du caractère que l'on désigne sous le nom d'orbites profondes ou de yeux enfoncés ; la profondeur de la racine du nez, la petitesse du globe occulaire et l'étroitesse de l'ouverture des paupières y contribuent aussi. Cette ouverture découpée en amande, à extrémité externe effilée, chez les femmes sémites, qui en exagèrent les bords à l'aide du sulfure d'antimoine, est large chez les nègres, qui ont les yeux à fleur de tête (Lawrence), et très-petite chez les Chinois et la plupart des races jaunes, par suite de la brièveté de la paupière supérieure, qui est comme pincée en dehors. La direction oblique de rœil et le relèvement de son angle externe chez les Mongols sont en partie dus à ces deux circonstances et en partie réels ; il s'en faut, du reste, que ces caractères soient constants dans leurs races, bien qu'ils soient de ceux auxquels on les reconnaît le mieux. King dépeint en ces termes l'œil esquimau, qui avec l'œil chinois peut passer pour type du genre : « [,a partie interne est abaissée tandis que l'interne est relevée ; l'angle interne est voilé par un repli du tégument voisin lâche ; ce repli est légèrement tendu sur les angles des paupières et recouvre la caroncule lacrymale, qui est en vue chez l'Européen, et forme comme une troisième paupière en forme de croissant. « L'œil oblique se rencontre également parmi les Indiens de rAmérique.