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VALEUR DES MÉTIS

Lima et de Mexico, les Cafusos sont dépeints dans las termes les plus favorables par Spirx et Martins. Les mulâtres jouissent aux Etats-Unis d'une immunité contre la fièvre jaune comme les nègres ; leurs métis, de retour vers le blanc, conservent, à divers degrés, le même avantage.

En résumé, M. de Gobineau attribue aux croisements les malheurs des empires et la dégradation des races ; Nott prétend que leur généralisation amènerait l'extinction de l'humanité ; Knox et Périer ne font honneur des progrès de la civilisation qu'aux races pures; M. Daily pense qu'à lutte égale, la supériorité resterait à celles-ci. D'autre part, Bodichon prononce que l'ère universelle de paix et de fraternité se réalisera par les croisements, et Thévenot, Deschamps, Serres, M. VVaitz et de Quatrefages leur sont favorables.

Oserons-nous dire, après ces autorités, qu'à nos yeux le problème est cependant simple? Deux races bonnes donneront un produit meilleur, deux races mauvaises, un produit plus mauvais, deux races l'une bonne, l'autre mauvaise, un produit mauvais relativement à l'inférieure, bon relativement à la supérieure. La loi de l'hérédité s'exerce fatalement, logiquement ; mais une foule d'autres conditions s'y mêlent, qu'on ne peut en distraire : l'action des milieux, l'acclimatemenl, les mœurs, l'éducation, les lois sociales.

On a cherché à estimer le nombre des métis à la surface du globe : 12 000 000, a-t-on dit, dont il 000 000 rien que dans l'Amérique du Sud, 3 000 en Océanie, etc. Mais a-t-on compté ceux de l'Europe notamment? Il n'y a plus de races pures, disait Gerdy. Le croisement augmente-t-il la fécondité? telle est la seule et véritable question. Non, d'après ce que nous avons dit, entre races anthropologiquement très- éloignées. Peut-être oui entre races voisines. Cependant M. de Quatrefages accepte que, même dans le premier cas, la ft'condité est accrue. M. Broca,

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