ÉQUILIBRE DE LA TETE
aux plus proches de ses parents zoologiquos. Notre amour propre est sauf (1)!
Les caractères crâniens à examiner ensuite sont la conséquence de Taltitudc verticale de l'homme et démontrent réciproquement qu'il est anatomiquement approprié à cette attitude. Seul, en effet, il se tient debout; les anthropoïdes marchent obliquement ou à moitié inclinés ; les autres mammifères, horizontalement,
La tète, dans toute la série des mammifères, s'articule avec la colonne vertébrale par l'intermédiaire des condyles de Tocci- [)itaij lesquels roulent d'avant en arrière et d'arrière en avant dans des cavités creusées aux dépens des masses latérales de la première vertèbre cervicale ou atlas. Entre ces condjies et en arrière se trouve le trou occipital, par lequel la moelle sort du crâne. Son point médian antérieur est le basion et son point postérieur Vopislhion, dont nous avons déjà parlé (voir notre liguree o).
Chez les quadrupèdes, !e trou occipital, et par conséquent les condyles qui lui sont subordonnés, est situé très en arrière, et même, chez certains , comme le cheval , n'occupe plus la base du crâne, mais sa face postérieure devenue verticale. D'autre part, le museau est plus ou moins allongé, ainsi que le montrait tout à l'heure l'angle facial zoologique. Il s'ensuit : 1° que la tète, chez les quadrupèdes, n'est pas en équilibre sur la colonne vertébrale et bascule en avant ; 2» que le
(1) Les anlhropoïdes et autres animaux que nous avous mesurés proviennent du laboratoire de M. Broca et du Muséum. Nous devons à l'obli^çeance de M. Tramont, préparateur d'histoire naturelle attaché a l'École des hautes études (laboratoire d'anthropologie), et à M. Bouvier, naturaliste particulier, la communication d'un certain nombre d'autres pièces, crânes et squelettes; nous les prions d'agréer ici nos remercîmenls.