EQUILIBRE DE LA TETE
regdrd est obligé de se relever pour que Taninial puisse voir devant lui et que Taxe des orbites est modifié à cet effet. Pour parer à cet excès du poids de la tête en avant et à sa chute dans ce sens, les quadrupèdes sont munis à la nuque d'un très-fort ligamenl dit cervical postérieur, connu chez les ruminants sous le nom de nerf de lœuf. 11 court le long de
Fig. 5. — K, bord antérieur du trou occipital, ou basion;C, son bord postérieur, ou opisthion ; KC, profil et plan du trou occipital ; A, point alvéolaire ; P, face inférieure d'un condyle occipital (s'articulant avec la première vertèbre cervi cale ou atlas) ; APQ, 11)1x171 ahcolo-condylien ou plan horizontal de la base ducrâne ; I, inion; L, lambda; B, bregma i O, point sus-orbitaire ou ophryon. glcibelle; N, point nasal ; E, point sous-nasal; A, point alvéolaire.
répine, devient libre au niveau de la septième vertèbre cervicale et va s'insérer à la protubérance occipitale externe ou à une dépression qui la remplace. Des muscles extenseurs du cou, puissants, concourent avec lui à maintenir la tète plus ou moins redressée.
Chez Ihomme, au contraire,; la tète est naturellement en équilibre sur la colonne vertébrale ; le trou occipital occupe le
SITUATION ET DIllKCTION DU TROU OCCU'ITAU. o3
milii'U d<! la hase du crâne, le poids de la partie en avant du basioii et celui de la partie en arriére sont sensiblement égaux et le ligament cervical postérieur fait défaut ou n'est représenté que par un simple entre-croisement aponévrotique. Son regard, d'autre part, est horizontal ; l'axe de ses orbites se porte directement en avant, le fond de sa rétine est anatomiquement adapté en conséquence; les expériences mêmes des physiologistes spéciaux établissent que Thomnie est organisé de manière avoir mieux dans l'attitude droite. Vn autre résultat de l'attitude de la tète est l'horizontalité du plan de mastication des molaires aussi bien que des incisives, ce que l'on démontre sinq)Ienient en serrant entre les dents une règle plate ; celle-ci se place d'elle-même parallèlement au regard dirigé vers l'horizon.
Le trou occipital est situé, disons -nous, à égale distance de la partie antérieure et de la partie postérieure du crâne entier chez le blanc. Chez le nègre, il est légèrement plus en arrière ; chez le singe anthropoïde, il l'est considérablement; chez les divers quadrupèdes, il se déplace davantage encore, et finit, comme chez le cheval ou l'hippopotame, par ne plus faire partie du tout de la base du crâne. Son plan, d'autre part, regarde en lias et en avant chez l'homme blanc, directement en bas chez le nègre, notablement en bas et en arrière chez l'anthropoïde, et de plus en plus en arrière chez les quadrupèdes.
La situation et la direction du trou occipital sont en ell'ctdeux caractères solidaires. La portion de l'occipital qui est en arrière du trou est convexe chez l'homme, plus ou moins redressée chez les animaux, en s;jrte que le trou ne peut faire un pas en arrière sans se relever simultanément par son bord postérieur. A un degré avancé, cette surface de l'écaillé forme une paroi nouvelle du crâne regardant en arrière et verticale, que limite en haut une crête vigoureuse développée aux dépens