FOSSE TEMPORALE
crement divergents, il lo partage avoc tous les singes indistinctement. C'est donc un trait négatif, mais précisément par là il a un sort conmiun avec les anthropoïde?.
Tandis que la cavité crânienne est agrandie chez l'homme, les cavités des sens sont plus développées chez les animaux ; les orbites, les fosses nasales et leurs annexes, les sinus, sont énormes; Tapparcil masticateur joue un rôle de premier ordre. Tandis que dans le crâne humain tout se rapeti?^so pourfaire place à l'organe de la pensée, dans celui des animaux tout semble se subordonner à la fonction de manger.
De tous les mammifères, c'est l'homme dont les muscles destinés à mouvoir les mâcboires ont le moins de développement, et les surfaces d'insertion de ces muscles le moins d'étendue. Quelle différence entre sa petite fosse temporale, circonscrite en haut par une crête circulaire parfois peu indiquée, et la fosse profonde des anthropoïdes. Non-seulement toute la surface latérale du crâne sert d'insertion chez ces derniers aux fibres du muscle temporal le masticateur par excellence), mais encore sur la ligne médiane des mâles se dresse une crête forte et haute, qui donne le moyen à ces fibres de se multiplier démesurément. Aussi l'élévation de la crête temporale, l'étendue de sa courbe et son rapprochement de celle du côté opposé, sont-ils dans le groupe humain des signes d'infériorité. Sur certains crânes préhistoriques de la Floride et sur des crânes néo-calédoniens modernes, les deux crêtes, distantes normalement de 8 à 10 centimètres, arrivent à ne s'écarter que de 3 à 4 centimètres et à présenter ainsi la disposition particulière aux anthropoïdes femelles.
Les condylcs du maxillaire inférieur et la cavité glénoïde dans laquelle ils sont reçus, sont dirigés transversalement chez les mammifères carnivores, d'avant en arrière chez les rongeurs et