‹ L'anthropologieChapitre 31 sur 209 · CONDITIONS D ÉQUILIBRE DU TRONC · texte numérisé non relu

CONDITIONS D ÉQUILIBRE DU TRONC

La tète humaine est en équilibre naturel sur le rachis ; soit. Mais le poids des viscères contenus dans les cavités thoracique et abdominale sollicite tout le tronc à se porter en avant. Pour neutraliser cet effet, deux dispositions anatomiques interviennent. Des ligaments élastiques, dits jaunes, sont interposés i-ntre les lames vertébrales et redressent le corps en vertu de leur structure, sans fatigue pour le sujet. Une foule de ligaments et de muscles, presque toujours fixés plus ou moins à angle droit, c'est-à-dire sous les incidences les plus favorables, à rextréniité des apophyses épineuses et transverses, dans toute la longueur de la colonne, concourent au même but. La colonne vertébrale, en second lieu, présente trois courbures alternatives, qui ont pour résultat de ramener la ligne de gravité de la tète et du tronc dans Taxe de sustentation passant par le bassin. Par la première de ces courbures, ou cervicale, dont la convexité regarde en avant, le poids de la tète est ramené en arrière. La seconde, ou dorsale, dirigée en sens contraire, ramène, il est vrai, le centre de gravité en avant. Mais la troisième ou lombaire, à convexité antérieure, survient à propos pour redresser tout le système.

Chez les quadrupèdes, il n'y a, au contraire, que deux courbures : l'une cervicale, semblable à celle de l'homme; l'autre dorso-lombaire, à convexité regai'dant en arrière, comme la région dorsale de l'homme, ou mieux, en haut (1). Il s'ensuit que si, par un artifice quelconque, on obligeait le sujet à

(1) 11 est bon de faire remarquer que dans l'attitude verticale de rtiomme la partie postérieure de la colonne et de tout le tronc regarde en arrière et la partie antérieure en avant, tandis que dans l'attitude horizontale des quadrupèdes la première regarde en haut et la seconde en bas. De même, les membres supérieurs de l'homme devisnnent antérieurs chez les quadrup'edes, et les inférieurs postérieurs. Les singes anthropoides passant à tout instant d'une altitude à l'autre, les deux ordres de dénominations peuvent leur être appliqués.

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