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LE PIED

u\îst donc pas le pied ou la main soulemont, mais le membr<' dans son entier, qu'il faut examiner au point de vue de ses fonctions de préhension ou de locomotion. Cette étude a encore été faite par M. Broca.

Les conditions anatomiques qui assurent au membre inférieur sa fonction de locomotion peuvent se réduire, dit-il, à trois : 1° la racine du membre, c'est-à-dire la tète du fémur (1^, doit être reçue dans une cavité colyloïde, profonde, hémisphérique, regardant en bas et en dehors, et qui permette au membre d'osciller librement d'avant en arrière et d'arrière en avant pour exécuter les deux temps de la marche, tandis que les autres mouvements, et en particulier l'adduction, sont très-restreints ; 2° les deux os de la jambe doivent être immobiles l'un sur l'autre, ou plus ou moins soudés, ou réduits à un seul, de façon à transmettre solidement le poids du corps, et que le pied ne puisse tourner ; 3° les articulations qui précèdent la partie touchant le sol ne doivent permettre que deux mouvements opposés, l'un de flexion, l'autre d'extension ; cette partie doit se couder à angle plus ou moins droit, afin de présenter au sol une surface aplatie et formée aux dépens de la face postérieure du membre devenant inférieure.

L'homme, qui repose exclusivement sur ses deuxpieds, réalise au plus haut degré toutes ces conditions. Son fémur, retenu dans la cavité cotyloïde par un vide virtuel, se meut comme un balancier en deux sens. Ses articulations du genou et du cou-de-pied se comportent comme des charnières. Son tibia et son péroné sont immobiles et tombent perpeDdiculairementau sommet d'une voûte élastique qui appuie sur le sol par le calcanéum en arrière et par le métatarse en avant.

Sur la plupart des mammifères, les dispositions sont iden-

(1) Nous renvoyons à la pai;e 28 pour toutes les expressions anatomiques employées ici et ailleurs quant au squelette.

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