GRANDE ENVERGURE
Et cejîentlant le s([iu'l(3ttc d'un gorille monté en Amérique avait i 650 millimètres, tandis que l'animal mesuré aussitôt tué par du Chaillu avait 1 727, l'une des plus fortes tailles observées, du reste, chez le gorille.
Ces réllexions ne regardent ni la tète, ni le bassin ; ce sont leurs proportions intrinsèques qu'on tient surtout à connaître; il a été parlé de l'une, nous reviendrons sur l'autre.
Le premier élément des proportions à étudier serait le rapport de la hauteur du tronc à la taille totale. Chez l'homme, M. Seriziat a trouvé que la partie comprise entre la ligne transversale réunissant les acromions et celle allant d"un ischion à l'autre était sur 67 sujets vivants, en la rapportant à la taille 1= 1 000, de 363, un peu plus du tiers. Sur les anthropoïdes, il n'y a pas de documents correspondants. La longueur de la colonne vertébrale de la première vertèbre dorsale au sommet du sacrum, exprimée en millièmes aussi de la taille totale, était de 440 environ sur un gorille de M. du Chaillu. On en pourrait déduire que le tronc de l'homme par rapport à la taille est plus petit que celui du gorille, ce qui est évident au simple regard et dépend de la plus grande longueur des membres inférieurs du premier.
Le second élément serait la relation de la grande envergure, ou plus grand écartement possible des bras, à la taille ; elle se prend mieux encore sur le vivant. Sur 54 Européens, M. Bonomi a trouvé l'envergure moindre 24 fois. Sur les sujets de races diverses mesurés par Quételet, elle excédait la taille de 8 à 68 millimètres. Chez les 07 Berbers de M. Seriziat, la différence en plus atteignait 70 millimètres ; chez les anthropoïdes, et surtout chez l'orang et le gibbofi, l'envergure est infiniment plus grande. Sur un gorille gigantesque mesuré immédiatement après sa mort par M. du Chaillu, elle était de 2 743 millimètres pour une stature de 17o2; sur un chimpanzé de l'espèce chauve