CHAPITRE V
CARACTÈRES PHYSlOLOOigUES. — dévelohpement du cori>s, embhyo-
GÉNIE, SUTURES ET ÉFIPHYSES, DENTS. — DÉTERMINATION DE 1,'aGE ET DU SEXE SUR LE SQUELETTE. — FONCTIONS GÉNÉRALES ET PARTICILIÈRES. — MANIFtSTATIONS PSYCHIQUES, FACULTÉ D'EXPRESSION.
Jusqu'ici nous ne nous sommes occupé que des caractères anatomiques, c'est-à-dire portant sur les organes inertes; à présent nous nous attacherons aux caractères physiologiques, c'està-dire se manifestant sur le \ivant, et résultant de la croissance et du fonctionnement des organes.
Leur histoire commence dès que les premiers linéaments de l'organisation se dessinent, se continue à travers les phases de l'existence et nous montre l'homme circulant et pensant jusqu'au jour où tout cesse, mouvement et pensée.
Développement, âges. — Notre début dans la vie est modeste et ne diffère en rien de celui des animaux. Avant de voir la lumière, l'homme séjourne neuf mois dans un milieu liquide, en communication avec sa mère par le cordon ombilical et le placenta. Renfermé dans un œuf au même titre que tous les vertébrés ovipares ou vivipares, rien ne distingue à l'origine Tautocrate à venir du plus humble paria, le roi de la création du singe ou du kangourou. Les recherches deWolf en 17-39, d'Oken en 1806, de Baër en 1819, de Coste, etc., ont mis cette vérité hors de contestation.
L'ovule humain n'est d'abord qu'une simple cellule, un point microscopique qui se compose d'une substance albumineuse ou vilcllus et d'un noyau ou vésicule germinalive, renfermant un nucléole ou tache germinalivc. Sous cette forme, il se détache des ovaires, traverse l'oviducte, tombe dans l'utérus et s'y développe, s'il a la chance d'être fécondé. Dès lors la cellule se sog-