DÉVELOPPEMENT DU CORPS
mente en deux, en quatre^ el graduellement en un nombre infini de cellules qui se tassent à la périphérie et prennent la forme d'une sphère creuse. Sur l'un des points de celle-ci apparaît ensuite une opacité qui s'allonge et se dédouble en trois feuillets. C'est le rudiment de l'être à venir, homme ou chien; le feuillet externe sera la peau et Taxe cérébro-spinal, l'interne la muqueuse digestive, le moyen le parenchyme au sein duquel se formeront les organes. La multiplication des cellules se continuant, une ligne primilive &e dessine qui, à Tunede ses extrémités, porte un renflement où l'on ne tarde pas à discerner cinq ampoules ; la ligne est la moelle, le renflement est le cerveau ; l'ampoule antérieure sera les hémisphères, la seconde les couches optiques, la troisième les tubercules quadrijumeaux, la quatrième le cervelet, et la cinquième la moelle allongée.
Du développement variable des rudiments qui exi^tent alors, résultera peu à peu la spécialisation du genre et de l'espèce. A la quatrième semaine, la différence d'un homme ou d'un chien est inappréciable. La divergence ne commence sérieusement qu'à la huitième semaine. Sur le fœtus humain, l'ampoule antérieure grossit, sur le fietus du chien l'extrémité caudale s'allonge.
A la naissance, l'enfant pèse de 3 à 4 kilogrammes, et a près de 50 centimètres de longueur; son pouls bat 140 fois par minute ; un duvet fin couvre son corps ; ses testicules sont encore renfermés dans l'abdomen ; ses pupilles sont généralement ouvertes; à mesure que ses poumons respirent, son thymus, organe exclusivement fœtal, s'atrophie. 11 prend le sein de sa mère jusqu'à deux ou trois ans, ou mieux, jusqu'à ce que les seize ou vingt premières dents soient sorties. De nouveau-né le voilà enfant, son pouls ne bat plus que 110 à 100, ses mouvements respiratoires diminuent en proportion, leur nombre étant aux battements du cœur comme 1 est à 3. Vers quatorze ans, sous