‹ L'anthropologieChapitre 64 sur 209 · CARACTERES SEXUELS DU CRANE · texte numérisé non relu

CARACTERES SEXUELS DU CRANE

En un mot, son bassin a toutes ses dimensions transversales ausrmentées, tandis que chez l'homme ce sont les dimensions verticales. Sur soixante-dix-neuf bassins la largeur maxima était à la longueur ou hauteur maxima dans le rapport de 123,7 chez les hommes et de 134,3 chez les femmes.

La tète de la femme est plus petite, plus légère ; elle a ses contours plus fins, ses surfaces adoucies, ses crêtes et apophyses atténuées. Citons comme détails ses arcades sourcilières simplement indiquées, la moitié externe de ses bords orbitaires supérieurs plus amincie et tranchante (Broca), son front vertical en bas, bombé en haut, sa région sagittale aplatie, ses condyles occipitaux petits, ses apophyses mastoïdes et styloïdes aussi, ses arcades zygomatiques grêles. Son crâne, dans son ensemble, est moins haut, plus allongé; la partie sous- nasale de sa face est plus prognathe dans les races blanches, moins prognathe dans les races noires; son maxillaire inférieur est plus délié et à angles postérieurs jamais garnis de rugosités déjetées et saillants, ses sinus frontaux moins développés, etc.

De tous ces caractères les plus importants, les seuls faciles à mesurer sont la petitesse de la tète, la moindre capacité de la cavité crânienne et la légèreté relative du cerveau, trois caractères parallèles. Viennent ensuite l'efïïicemcnt de la glabelle, la minceur du bord orbitaire supérieur en dehors, la petitesse de l'inion, le peu de saillie des lignes courbes occipitale et enfin l'angle plus brusque, plus voisin de l'angle droit du front au niveau des bases frontales. D'une façon ou de l'autre, cinq fois sur six on peut se prononcer avec ccriilude, M. Mantegazza dit neuf fois sur dix (1).

On s'est demandé quel genre de crânes il fallait préférer pour

(1) P. Manlegazza, Dei caralerri sessuali umano, in A?chiv. per l'anthrop., t. Il, 1872. — A. Bureau, Des caractères sexuels du crâne humain, in Revue (Tanlhrop., t. Il, 1875.

TRMPÉRATUHKS, POULS. 157

l'étude des races humaines. Avec Van der Hœvcii nous répondrons : les masculins. Personne n'oserait dire que l'enfant donne mieux les caractères ethniques du crâne; eh bien, la femme par tous les caractères physiques de son squelette, est un intermédiaire entre l'enfant et l'adulte masculin.

11 y aurait à passer en revue, à la suite du squelette, tous les autres appareils dans leurs modifications, suivant les âges et dans leur fonctionnement comparé chez l'homme et chez quelques mammifères. Un aperçu suffira. Nous renvoyons, du reste, à \a. Biologie, de U. Letourneau, in Bibliolh. des sciences] contemporaines, Paris, 187S (1).

La température du corps, de quelques degrés au-dessus de zéro, sur la moyenne des animaux dits à sang froid, comme les reptiles et les poissons, est de quelques degrés plus élevés chez les oiseaux que chez les mammifères, les uns et les autres dits à sang chaud. Du reste, elle varie à peine chez ces derniers. L'homme a 37,8 dans l'aisselle; le lièvre et récurcuil autant; le cheval, 38; le bœuf, 38,5; la chauve-souris et la baleine, 38,8; le tigre et la panthère, 39 ; les singes ordinaires, 39,7(Noguès) ; le loup, 40,5.

Le pouls varie davantage. De 70 à 80 par minute chez l'homme adulte, il est de 23 à 28 chez l'éléphant, de 36 à 40 chez le cheval, de 4o à 50 chez le bœuf, de 70 à 80 chez le porc, le mouton et la chèvre, de 90 à 100 chez le chien, de 120 à liO chez le chat, de 175 chez le loir, de 200 chez la souris.

Les phénomènes de la reproduction présentent des différences encore plus marquées.

Trois points y appellent l'attention : la durée de la gestation,

(I) Voir aussi Colin, Traité de physiologie comparée des animaux, 2 vol. Paris, 1871.

Page 1