VARIETE
produire entre eux et se perpétuer ù Tinfini sans retour vers Tun des types maternel ou paternel. Ce n'est là qu'une question de degré dans le mode de manifestation d'une propriété organique que nous décrirons plus loin sous le nom d'/iomogénésie. La fécondité simple nous en donne le premier degré. L'union du lièvre et du lapin en fournit le degré le plus avancé : d'espèces différentes ils ont donné des produits intermédiaires dits léporides, qui après vingt générations sont encore fixes, d'après les expériences répétées en France, en Allemagne et en d'antres lieux.
La perpétuité du type de l'espèce est en somme assurée dans l'état aclxip.1 des choses par la faculté des individus de se croiser et de se reproduire à l'infini semblables à eux-mêmes. Personne ne le conteste. 1! est de règle aussi que les croisements en dehors de l'espèce sont stériles. Mais il y a des exceptions qui se multiplient de plus en plus depuis qu'on y regarde de près et que l'expérience peut seule faire connaître. Or l'existence de ces métis de divers ordres, de cette relation dans les aptitudes reproductrices prouve pour le moins que, sous ce rapport, le critérium des auteurs, les limites entre espèces ou genres ne sont pas inviolables et n'ont rien d'absolu.
Si la notion d'espèce a soulevé des orages, celle de van'étc, dénuée de toutqualificatif est généralement acceptée dans un même sens. Sous ce nom on entend toute collection d'individus présentant une déviation quelconque du type de l'espèce, quelles que soient la cause et l'étendue de cette déviation. Mais elle est passagère à divers degrés, comme la variété tératologique et comme celle qui provient de croisements peu soutenus ou de l'iniluence des milieux, ou permanente. Avec celle-ci reparaissent toutes les divergences. Pour l'école transformiste, la variété permanente ne fait qu'une avec l'espèce. Pour l'école adverse, Prichard par exemple, les deux se touchent en ce que leurs ca-