‹ L'anthropologie philosophique [microform], consideree comme base de la moraleChapitre 24 sur 25 · I>ynamic Sociology, vol. II, p · texte numérisé non relu

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certaines expériences, il en résulte inévitablement certains sentiments, certaines actions, et pour qui, par suite, la seule chose à faire pour produire l'action morale, c'est d'inculquer à l'individu des idées propres à déterminer cette action. L'éducation, comme le démontre Ward S doit être surtout une « éducation d'information»; car sentiments, actions, habitudes, tout cela trouve son origine dans les idées.

Dans les questions d'éducation, comme dans toutes les questions morales, où il y a toujours eu un peu d'incertitude au sujet des méthodes les plus rationnelles, il vaut mieux être conservateur que radical ou trop libéral. Tant que l'excellence d'une nouveauté n'est pas entièrement démontrée, le mieux est, jusqu'à ce que l'expérience en ait fait la preuve, d'en rester aux anciennes coutumes. Ce qui a survécu, c'est le plus apte et le meilleur, aussi bien en éducation et en éthique qu'ailleurs. Ce qui a été démontré comme bon par une longue expérience peut inspirer plus de confiance que quelque idée nouvelle. Même si l'on n'a pas en vue une fin éthique, le progrès continuel et le bien-être seraient assurés, pourvu que l'homme continuât à agir d'après ce principe : Conserver fermement les idées anciennes jusqu'à ce qu'il soit certain que quelque chose de meilleur a été découvert et éprouvé par l'expérience.

Enfin l'évolution des idées aussi bien que l'évolution organique doit être une fin de la vie humaine. Afin de produire une évolution de plus en plus élevée de l'humanité, nous devons nous efforcer de donner aux acquisitions intellectuelles une complexité de plus en plus grande . Mais il faut avoir ici plus de précision; car il pourrait évidem-

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