DES PHASES DIFFÉRENTES DE LA LANGUE FRANÇAISE
« Au commencement du XVIP siècle, la langue frau- (•aise, trouble et vaseuse, était une première filtra tion, résultat de l'admirable langue de P. Mathieu et de Mathuriii Régnier, qui sera plus tard celle de Molière et de La Fontaine, et plus tard celle de St-Simon. C'était une langue forte et savoureuse, pleine d'esprit, excellente au goût, ayant bien la senteur de ses origines ; une langue calme et transparente [ quoique trouble et vaseuse), au fond de laquelle on distinguait nettement ses magnifiques étymologies grecques, romaines ou castillanes.
« Dans la seconde moitié du XVII« siècle, il s'éleva une mémorable école de lettre's ( celle de Boileau apparemment, qui n'entendait rien à la poésie), laquelle décida à tort, selon nous, pour Malherbe contre Régnier. La langue parut trop verte à ces sévères et discrets écrivains, et Racine la clarifia encore une fois. Celte deuxième distil-