SCENE IV
VALERE, seul.
Je sens à le tromper une secrette peine,
Mais ce n'est pas ma faute, après tout, c'est la sienne;
Pourquoi me force-t'il à ce déguisement?
Je serois avec lui plus franc assurément,
Si lui-même envers moi se montroit moins sévère ;
Mais toujours à mes vœux s'il veut être contraire,
Et si, par ma franchise et ma sincérité,
J'aigris de plus en plus son esprit irrité,
La feinte, assurément, en ce cas est permise,
Et ce n'est pas un mal de manquer de franchise.
Mais voici Polemarque; il vient fort à propos,
Et nous allons finir notre affaire en deux mots.