‹ L'antisémitisme de St.-Thomas D'AquinChapitre 21 sur 28 · LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE

(1) « Quelle faute capitale, désastreuse, les nations ont commise en se débarrassant de la maternelle coopération de rËglise, et en substituant à Tantique droit chrétien leurs fameux droits de l'homme, Elles-piémes ont ouvert la brèche par laquelle les juifs ont passé et sont devenus des souverains, t (Abbé Lemann, Entrée des Juifs dans la société française.) « Au lieu de tenir les juifs à Técart, les nations chrétiennes, après avoir entièrement laissé de cété les prescriptions de Téglise, ont fini par les admettre dans la société et leur accorder tous les droits de citoyens. Et aujourd'hui il se trouve que ces nouveaux citoyens, après avoir accaparé la plus grande partie de la richesse nationale, tendent à s^emparer du gouvernement et à opprimer ceux qu'ils n'ont pas cessé de regarder comme des êtres impurs. Toutes les mesures proposées, en dehors de celles de l'Église, seront vaines, et celles de TEgiise, pour être efficaces, doivent être appliquées de concert par TÉtat et par chacun de nous personnellement. Aussi longtemps que les juifs seront juifs, c'est-à-dire jusqu'après l'Antéchrist, la seule politique à suivre à leur é gard sera de les tenir à l'écart, en ne les maltraitant pas, mais aussi en frayant le moins possible avec eux, et en les empêchant de nuire. » (Semaine catholique de Toulouse, diaprés la Revue catholique des institutions et du droit)

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Telle est ma pensée sur rantisémitisme contemporain. J'ai essayé d'en montrer les origines, les éléments et les tendances.

Ou il se réduira à l'antisémitisme chrétien, ou il n'est qu'une entreprise vaine, un parti sans grand avenir. S'il arrive au pouvoir, il procédera contre les juifs par la violence légale ou brutale, comme procédait parfois l'antisémitisme populaire du moyen âge ; mais l'Eglise seule peut agir avec les juifs, ainsi qu'elle l'a toujours fait, conformément à la charité chrétienne, à la justice, au droit.

Et si les juifs étaient clairvoyants, ils tourneraient leurs regards, aujourd'hui comme au moyen âge, vers le vicaire de Celui que leurs pères ont renié pour le Christ. La tempête sociale qui fait entendre ses premiers grondements, éclatera sur eux, en même temps que sur l'Eglise, avec une violence effroyable. Le salut, s'il

en est temps encore, ne se trouve que dans l'influence salutaire au milieu des peuples du Représentant suprême et de l'Eglise du Crucifié Galiléen. Que les juifs l'entendent et le comprennent! La croix est l'unique abri que Dieu ait donné au monde contre le péché et les révolutions qu'il engendre. Au lieu de travailler à la renverser, qu'ils s'efforcent, par instinct de conservation, de la tenir debout !

A son ombre peut-être ils trouveront la paix.

Hélas ! que n'ouvrent-ils enfin les yeux à la lumière, que ne viennent-ils avec nous au Messie, que n'adorent-ils Jésus qui e^^t le Christ ?

Mais leur aveuglement sans égal entre dans le plan de la divine sagesse. C'est pourquoi longtemps encore s'agitera la question juive, et longtemps encore l'antisémitisme menacera Israël. Et quoiqu'il

advienne, cette question ne sera sagement résolue que par le droit de l'Église, comme elle ne prendra fin que par le dernier triomphe de Jésus-Christ.

APPENDICE A

APPENDICE A

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